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Liban - L’Éclairage

Attaques et contre-attaques sur la libanité du gouvernement Mikati

Un nouveau ministre s’étonne de la campagne menée par le 14 Mars contre le cabinet Mikati. « Cela est incompréhensible, surtout lorsque l’on entend que c’est le gouvernement de la Syrie et du Hezbollah. Les critiques contre le cabinet sont tout à fait normales quand l’opposition est constructive, que son but est de pousser l’exécutif au travail – ce qui n’est pas aujourd’hui le cas », a-t-il relevé.
Dans les milieux du 14 Mars, on réplique à cela en affirmant que ce qui est « incompréhensible, c’est le comportement du président Sleiman ». « Comment a-t-il accepté de signer le décret donnant naissance au cabinet, sachant qu’il a perdu deux portefeuilles, dont un souverainiste... Ce qui est incompréhensible, c’est ce don fait par les chiites aux sunnites, qui se retrouvent avec sept ministres, souligne-t-on dans les milieux du 14 Mars. Tout cela n’aurait pas été possible si une puissante volonté extérieure n’avait pas fait pression », répètent les milieux de la nouvelle opposition, qui critiquent allègrement la prise de position du chef de l’État, qui avait affirmé haut et fort que cette équipe est à 100 % libanaise. « Le président Sleiman essaie de couvrir » ce qui s’est passé, accusent-ils.
À quoi des sources bien informées rappellent qu’aucun officier syrien ne s’est rendu en visite au Liban comme cela se faisait régulièrement dans le passé ; que la composition du cabinet n’a pas été, non plus, faxée ; que le Baas est absent de l’équipe ; que Nabih Berry n’aurait pas été obligé de faire un don, etc. Il n’empêche : ces sources ne nient pas pour autant l’ « influence » syrienne, ni ses « encouragements »...
Et de raconter que lorsque Walid Joumblatt avait été reçu la semaine dernière par le président Bachar el-Assad, ce dernier lui avait donné un petit conseil et insisté sur la nécessité de hâter la naissance du gouvernement dans le double intérêt du Liban et de la Syrie. De retour à Beyrouth, le chef du PSP avait transmis le message au Hezbollah, qui a été entendu cinq sur cinq. Le Hezb a alors prévenu Rabieh et informé Nagib Mikati que la majorité n’a plus ni conditions ni desiderata. Plus encore : le parti de Dieu s’est dit prêt à renoncer à ses deux ministres – une abnégation refusée par le PM...
Voilà pourquoi ces sources bien informées s’étonnent de la campagne visant le président Sleiman, surtout que, pour elles, Baabda a décuplé d’efforts pour qu’un cabinet d’union nationale ou de sauvetage voie le jour. Dans tous les cas, des milieux gouvernementaux précisent que le cabinet est formé de 18 ministres appartenant à la majorité et de 12 autres naviguant dans l’orbite des présidents Sleiman et Mikati, et du député Joumblatt, ce qui dynamite, selon eux, le label « gouvernement monochrome ». Sauf que le boycottage du 14 Mars a poussé Nagib Mikati à recourir aux indépendants pour combler le vide avec, pour résultat, un gouvernement mi-8 Mars, mi-indépendants. Le PM voulait même qu’y soient présents des représentants des Kataëb et des FL (il a multiplié les contacts en ce sens avec Amine Gemayel et Samir Geagea), et des personnalités non partisanes du 14 Mars, telles que Boutros Harb ou Tammam Salam. Mais tout le monde a respecté la volonté de boycottage émise par Saad Hariri.
Et ces sources de préciser que les félicitations téléphoniques de Bachar el-Assad ne méritent aucune interprétation : elles ne sont, assure-t-on, que tout à fait normales entre deux États voisins qui ont des intérêts communs et des relations privilégiées. Pour elles, cela ne signifie aucunement que c’est Damas qui s’est chargé de la formation du cabinet Mikati, et elles répètent que le temps prouvera tout cela, en écho aux milieux du nouveau PM, qui affirment que la réponse à l’accusation « équipe syrienne » se fera par les actes et à travers la déclaration ministérielle.
Un nouveau ministre s’étonne de la campagne menée par le 14 Mars contre le cabinet Mikati. « Cela est incompréhensible, surtout lorsque l’on entend que c’est le gouvernement de la Syrie et du Hezbollah. Les critiques contre le cabinet sont tout à fait normales quand l’opposition est constructive, que son but est de pousser l’exécutif au travail – ce qui n’est pas aujourd’hui le cas », a-t-il relevé.Dans les milieux du 14 Mars, on réplique à cela en affirmant que ce qui est « incompréhensible, c’est le comportement du président Sleiman ». « Comment a-t-il accepté de signer le décret donnant naissance au cabinet, sachant qu’il a perdu deux portefeuilles, dont un souverainiste... Ce qui est incompréhensible, c’est ce don fait par les chiites aux sunnites, qui se retrouvent avec sept ministres,...
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