Cap-Ho voit le jour en 1995 : un enfant brûlé vif, dont les parents sont pauvres, frappe aux portes de tous les hôpitaux de la ville, sans réponse. Un pédiatre de l’hôpital Saint-Georges appelle une de ses connaissances, qui a fait le vœu d’aider un enfant. Cap-Ho est née. L’association prend en charge tous les soins ou seulement une partie, en fonction de la pauvreté de la famille. Les huit femmes assurent tour à tour une permanence à l’hôpital Saint-Georges, qui fait des prix et qui aide l’association, pour faire en sorte qu’il n’ y ait pas un seul enfant malade nécessiteux dans l’impossibilité de recevoir les soins adéquats.
Cap-Ho aide les petits malades, quelle que soit la raison de l’hospitalisation. Les bénévoles expliquent : « Nous recevons aussi bien des cancéreux que des enfants qui ont la mucoviscidose, des problèmes de reins. Nous traitons beaucoup de cas urgents et lourds. » Outre l’aide financière apportée aux parents, l’association soutient la famille moralement. « Le seul fait que nous soyons là pour les questions pécuniaires décharge les parents, qui peuvent se consacrer totalement à l’enfant. Cap-Ho est là aussi pour apaiser les parents. »
À l’hôpital, l’association fait également tout pour rendre le séjour des petits moins difficile. « Il y a une salle de jeux, des animations pour les fêtes, comme à Noël par exemple. L’association Les deux clowns envoie chaque mois des clowns pour une petite distraction dans la chambre de chaque enfant. »
Cette année, Cap-Ho a pris en charge entre douze et vingt cas par mois, pour un budget variant entre 25 et 30 mille dollars par mois. Les fonds de l’association proviennent principalement de donations régulières et de cette grande soirée de charité annuelle, prévue cette année le 1e juillet, à Beit Misk.
Renseignements au 03/344190 ou au 03/383816.

