Rechercher
Rechercher

Liban - Initiative

L’Unicef lance « Savoir pour sauver », un manuel à l’intention des familles libanaises

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a lancé hier, lors d’une conférence de presse, l’édition libanaise du manuel « Savoir pour sauver » (Haqaeq lilhayat). Un manuel gratuit d’informations essentielles et simples, destiné aux familles et aux communautés, pour leur permettre « d’élever des enfants en bonne santé ».

Lors de la conférence de presse, Soha Bsat Boustani, Nancy Ajram, Annamaria Laurini, Shahida Azfar et Sélim el-Sayegh. Photo Nabil Ismaïl


C’est à l’hôtel Le Bristol que s’est déroulé l’événement, avec la participation du ministre sortant des Affaires sociales Sélim el-Sayegh, de la directrice régionale de l’Unicef pour la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, Shahida Azfar, de l’ambassadrice de bonne volonté au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, Nancy Ajram, et de la représentante de l’Unicef au Liban, Annamaria Laurini.
Savoir pour sauver, dans ses 15 versions linguistiques, a été publié en 15 millions d’exemplaires à travers le monde, a indiqué Soha Bsat Boustani, responsable de la communication au sein de l’Unicef. « C’est un des manuels les plus importants publiés par l’Unicef », a-t-elle précisé, expliquant que les informations ont été vulgarisées et simplifiées, pour placer le manuel à la portée de tous.
Savoir pour sauver, c’est 23 sujets de vie et autant de chapitres, sur 300 pages, liés à la grossesse, à la santé reproductive, à l’allaitement maternel, aux accidents domestiques, à la santé et au développement de l’enfant, mais aussi aux infections et maladies sexuellement transmissibles dont le sida, à la drogue et à l’alcool, aux problèmes de l’adolescence ou à la pollution de l’eau.

Conseils aux parents
Des conseils précieux sont ainsi donnés aux parents sur l’attitude à adopter dans différentes situations, lorsque leur enfant a une diarrhée aiguë, un rhume, de la fièvre ou suite à une brûlure. Des réponses sont également données aux femmes enceintes, sur les problèmes qu’elles pourraient rencontrer durant leur grossesse. Elles sont guidées quant aux mesures à prendre, et sur l’urgence ou non de consulter un médecin. Une place de taille est aussi accordée aux fausses croyances et idées préconçues, explications à l’appui.
Ces messages et informations se basent sur des études et des enquêtes menées auprès des populations, mais aussi sur des expériences de médecins et experts, a affirmé Mme Boustani, rendant hommage à Reem Rabah, la rédactrice en chef du manuel.
Le ministre sortant des Affaires sociales Sélim el-Sayegh, s’exprimant également au nom de son successeur, Waël Bou Faour, a mis l’accent sur le devoir de l’État de s’engager pour la protection de l’enfance et ses droits. Il n’a pas manqué de saluer la publication du manuel par l’Unicef, qui aborde notamment le thème du sida et de la santé reproductive. « Le sida est malheureusement un sujet tabou au Liban », a-t-il déploré. « Il faut pourtant savoir que dans certaines écoles, 20 à 30 % d’élèves de certaines classes sont atteints de sida », a-t-il dénoncé, invitant les établissements à commencer les cours d’éducation sexuelle assez tôt pour sensibiliser les élèves à ce niveau.
Mettant en exergue le rôle de la famille dans la transmission de l’information, la directrice régionale de l’Unicef, Shahida Azfar, a invité chacun à transmettre le message véhiculé par Savoir pour sauver, notamment le personnel de santé, les enseignants, les travailleurs sociaux, les officiels, les journalistes, les travailleurs communautaires, les religieux, les chefs politiques, ainsi que les familles.
De son côté, la représentante de l’Unicef au Liban, Annamaria Laurini, a insisté sur l’aspect scientifique, pratique et pertinent du manuel Savoir pour sauver, qui a été réalisé par l’Unicef en partenariat avec la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé. Elle a observé que ce manuel constitue « l’un des outils les plus importants à l’intention des familles, pour leur permettre d’accomplir leur mission de parents ».
Évoquant son expérience de mère, la chanteuse Nancy Ajram a enfin défendu deux principes qui lui sont chers dans l’éducation de ses enfants : l’allaitement maternel et l’amour familial. Deux principes qui donnent aux enfants l’immunité nécessaire, tant sur le plan physique, qu’au niveau psychologique.
L’initiative, résultat d’un travail de longue haleine, ne peut qu’être saluée. Il reste, pour tous les acteurs de la société libanaise, à travailler de pair avec l’Unicef, pour que le manuel et le message qu’il véhicule parviennent aux populations les plus vulnérables, et notamment aux analphabètes.
C’est à l’hôtel Le Bristol que s’est déroulé l’événement, avec la participation du ministre sortant des Affaires sociales Sélim el-Sayegh, de la directrice régionale de l’Unicef pour la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, Shahida Azfar, de l’ambassadrice de bonne volonté au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, Nancy Ajram, et de la représentante de l’Unicef au Liban, Annamaria Laurini.Savoir pour sauver, dans ses 15 versions linguistiques, a été publié en 15 millions d’exemplaires à travers le monde, a indiqué Soha Bsat Boustani, responsable de la communication au sein de l’Unicef. « C’est un des manuels les plus importants publiés par l’Unicef », a-t-elle précisé, expliquant que les informations ont été vulgarisées et simplifiées, pour placer le manuel à la portée de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut