Adulé de son vivant, Makart était une « star » aux yeux de ses contemporains. (DR)
Adulé de son vivant, il était une «star» et ses contemporains parlaient du «style Makart», puis, après sa mort, de «l’époque Makart». Être reçu dans son atelier du centre historique de Vienne, une ancienne fonderie au décor surchargé de tableaux, tentures, tapis de fourrure, était un «must».
Ses portraits, très déshabillés, de femmes du monde faisaient certes scandale, mais contribuaient aussi non seulement à sa renommée mais aussi à sa fortune.
Pour le commissaire de l’exposition au Bas-Belvédère, Alexander Klee, Hans Makart, très influencé par le peintre français Eugène Delacroix, était «fasciné par la liberté dans la peinture» et, comme par «son sens des couleurs, sa technique, son sens du mouvement, il a ainsi montré la voie aux artistes de la modernité».
Le clou de l’exposition sont les cinq tableaux grand
format consacrés aux cinq sens, en même temps des portraits érotisants de femmes, dont jusqu’à présent, pour des raisons de place, seulement quatre étaient visibles au Musée du Haut-Belvédère. De même, un autre tableau grand format, Bacchus et Ariane, exposé à Paris en 1873, est montré pour la première fois depuis des dizaines d’années.
La dernière grande rétrospective consacrée à l’œuvre de Hans Makart avait eu lieu il y a presque 40 ans, en 1972, à Baden-Baden (Sud-Ouest de l’Allemagne).
Plusieurs de ses tableaux avaient été retenus pour l’Exposition universelle à Philadelphie en 1876 et pour celle de Paris en 1878. Il avait été fait officier dans l’ordre français de la Légion d’honneur en 1883.
* «Makart – Peintre des sens» au Bas-Belvédère et «Makart – Un artiste régit la ville» au Musée de Vienne dans le Künstlerhaus, jusqu’au 9 octobre (Belvédère) et au 16 octobre (Musée de Vienne) – http ://www.belvedere.at; http ://www.wienmuseum.at


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine