Le ministre d’État Ahmad Karamé a ainsi annoncé que le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, a « établi un plan de développement général dans les domaines social, économique et pédagogique », soulignant l’importance qui est accordée à l’allègement de la crise socio-économique.
Son collègue de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, a considéré, dans une interview au site nowlebanon, que « le plus grand défi pour le nouveau gouvernement est de former un groupe d’action homogène, ce qui était primordial pour le Premier ministre ». Il a considéré comme « une priorité absolue » la redynamisation de l’économie nationale. « Nous allons établir un plan d’action pour les 100 premiers jours de la vie de la nouvelle équipe afin d’insuffler une nouvelle vitalité à l’économie et rétablir la confiance dans le pays. » Il a rejeté les propos selon lesquels « ce gouvernement est celui du Hezbollah, formé sur décision de Damas », en les situant dans le cadre du « jeu politique traditionnel ».
À la radio Sawt el-mada, Nicolas Sehnaoui, ministre des Télécommunications, a indiqué qu’il compte « examiner les dossiers de son département avec son prédécesseur, Charbel Nahas », en affirmant vouloir « suivre le style d’action institué par le ministre Gebran Bassil et consolidé par M. Nahas, dans l’intérêt du citoyen ». À terme, il a promis d’œuvrer « dans le cadre du Conseil des ministres et en collaboration avec le ministre des Finances à réduire les tarifs des télécommunications au Liban, sans que les recettes de l’État n’en soient affectées ».
Refusant également l’étiquette de « confrontation » collée par l’opposition à la nouvelle équipe ministérielle, « le ministre des Affaires des déplacés, Alaeddine Terro, a assuré à la Voix du Liban 93.3 que celle-ci est déterminée à faire face à tous les défis ».
« Nous sommes un gouvernement d’action et non pas de confrontation », a renchéri le ministre d’État Panos Manjian. « Nous œuvrerons dans tous les domaines pour préserver l’intérêt des Libanais », a-t-il dit à la Voix du Liban 100.5. « Trop de sujets doivent être examinés, et en tant que nouveau ministre, je dois les étudier en profondeur », a indiqué à la même radio le nouveau ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Hassan Diab, affirmant ne pas vouloir commenter les polémiques politiques. « Je suis un ministre technocrate qui aime se concentrer sur les aspects pédagogique et académique de sa mission », a-t-il insisté.
Toujours à la même radio, le ministre de la Culture, Gaby Layoun, a exprimé l’espoir que le nouveau gouvernement « œuvrera comme un seul homme pour répondre aux besoins de la population », alors que son collègue, Fayez Ghosn, ministre de la Défense, soulignait dans une déclaration à la presse que « tout le monde souhaite un gouvernement solidaire », avant de mettre l’accent sur la nécessité d’un appui à l’armée « pour dynamiser et renforcer la stratégie de défense fondée sur l’équation armée, résistance et peuple ».
Reçu en fin d’après-midi par le numéro 2 du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, a fait état d’un « soutien continu à la résistance ». Cheikh Kassem a pour sa part assuré que le gouvernement « travaillera en fonction du Liban sans se soumettre aux instructions étrangères ».
Côté anciens ministres, M. Boutros Harb a annoncé qu’il était prêt pour la cérémonie de passation des pouvoirs, et qu’il a réuni ses dossiers et achevé « l’inventaire » de son action à la tête du ministère du Travail et des deux organismes qui en dépendent, la CNSS et l’Office national de l’emploi, a indiqué un communiqué de son bureau de presse. Selon le texte, il devra remettre à son successeur toutes les stratégies et les nouvelles politiques qu’il a établies.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine