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Culture - Musique

Entre Paris et Bruxelles, le rock ombrageux et prometteur d'Applause

Heureuse rencontre entre un ténébreux chanteur parisien et quatre éclectiques musiciens bruxellois, Applause tente avec son premier album, "Where it all began", à paraître en France lundi, d'imposer son rock ombrageux au-delà du cercle de ses aficionados branchés.

Charpenté par quatre musiciens bruxellois, Applause devrait rapidement se faire une place aux côtés des grands noms de la scène rock belge.

Ouverts à tous les vents, les 13 titres en anglais qui composent ce premier opus déclinent toutes les nuances de l'indie rock, ce genre anglo-saxon par excellence qui, depuis une grosse dizaine d'années, a su trouver en Belgique, de remarquables interprètes.
Charpenté par quatre musiciens bruxellois, ex-soutiers de la fantasque fanfare du Belgistan, Applause devrait rapidement se faire une place aux côtés des grands noms de la scène rock belge : Deus, Ghinzu ou Girls in Hawai.
Comme ses aînés, Applause peut se targuer de dépasser les clivages du plat pays puisqu'il commence à se faire une place dans les programmations de radio flamandes, ce qui n'est pas un mince exploit pour un groupe wallon, même lorsqu'il chante en anglais.
"Where it all began" (3ème bureau) est d'ailleurs paru dès le 23 mai, en Belgique.
"Comme c'est un pays un peu bizarre, on se nourrit de ce qui vient d'ailleurs. On sent aussi en France, un a priori très positif par rapport à la scène musicale belge", sourit David Picard, le clavier du groupe.
De fait, Applause s'est attiré dès ses débuts les faveurs des arbitres de la branchitude et des élégances rock: apparitions sur les compilations du magazine Les Inrockuptibles, chroniques dithyrambiques, multiple diffusion du titre "The lighthouse" sur Radio Nova.
"On n'a pas l'impression d'être un groupe branché mais c'est encourageant et ça a accéléré les choses", témoigne Nicolas Ly, chanteur parisien du groupe.
"On s'est rencontré en 2006. On a travaillé sur notre EP 5 titres en 2009. Il est sorti en 2010 et nous voilà avec notre premier album. On reste néanmoins un groupe en développement. Tout reste encore à faire".
Indéniablement influencé par le rock dépressif des années 90, de Radiohead à Portishead, "Where it all began" ne se limite pas à un pâle décalque de ces souvenirs d'adolescence tourmentée.
Des saillies jazz ou électro, des inflexions soul savent çà et là, bousculer les compositions et donner comme avec "Black sand", premier single tiré de l'album, l'exemple d'une chanson accrocheuse mais vénéneuse.
La jolie voix de Nicolas Ly participe également pour beaucoup à la réussite du projet. Belle gueule, chevelure noir corbeau, ce mannequin de 32 ans passé par les Beaux-Arts de Paris convoque de manière évidente, le fantôme de l'Américain Jeff Buckley brutalement décédé en 1997.
Une comparaison que l'intéressé juge flatteuse mais dont il souhaite ne pas rester prisonnier.
Ouverts à tous les vents, les 13 titres en anglais qui composent ce premier opus déclinent toutes les nuances de l'indie rock, ce genre anglo-saxon par excellence qui, depuis une grosse dizaine d'années, a su trouver en Belgique, de remarquables interprètes.Charpenté par quatre musiciens bruxellois, ex-soutiers de la fantasque fanfare du Belgistan, Applause devrait rapidement se faire une place aux côtés des grands noms de la scène rock belge : Deus, Ghinzu ou Girls in Hawai.Comme ses aînés, Applause peut se targuer de dépasser les clivages du plat pays puisqu'il commence à se faire une place dans les programmations de radio flamandes, ce qui n'est pas un mince exploit pour un groupe wallon, même lorsqu'il chante en anglais."Where it all began" (3ème bureau) est d'ailleurs paru dès le 23 mai, en Belgique."Comme ...
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