celle-ci a « ouvert une ligne de confrontation avec la Syrie dans le nord du Liban ». Pour le 14 Mars, ces allégations prouvent que Nabih Berry a une nouvelle fois opéré une confusion entre « son rôle constitutionnel et sa fonction partisane ».
« Le plus grave dans ses allégations, c'est le fait d'affirmer que le 14 Mars est à la recherche d'un martyr pour provoquer des dissensions confessionnelles », a poursuivi le texte publié par le secrétariat général du mouvement.
« Ces propos sont inadmissibles. Le martyre de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri et de tous les autres qui sont tombés ont conduit à la libération du Liban de la tutelle syrienne et à la liberté ainsi qu'à la démocratie », a souligné le texte.
« Il est surprenant que Nabih Berry porte atteinte à la Constitution en paralysant le Parlement pendant un an, une première fois, puis en interprétant à son goût la Constitution et, enfin, en affirmant qu'il est possible de légiférer à l'aune d'un gouvernement de gestion des affaires courantes », a poursuivi le texte.
Abordant le dossier du ministère des Télécommunications et le rôle du directeur général des FSI Achraf Rifi, le 14 Mars a renouvelé son appui à la position affichée par le général Rifi quant à la protection des biens publics « face à la cupidité des pseudo-États ».
« Les FSI constituent une soupape de sécurité qu'il n'est pas possible de corrompre par les milices armées disséminées sur l'ensemble du territoire libanais », a indiqué le 14 Mars.
D'autre part, le 14 Mars a souligné l'importance du respect de la résolution onusienne « dans toutes ses clauses ». « Pour cela, l'armée doit œuvrer aux côtés de la Finul afin de préserver la sécurité et la stabilité de la frontière côté libanais. » Le texte du communiqué a de même fermement condamné l'attentat qui a visé l'unité de la Finul dans le sud du pays. « Il ne faut pas que le sud du pays soit utilisé comme boîte aux lettres régionale », a souligné le texte.
Il convient de noter que lors de sa réunion, les membres du 14 Mars ont observé une minute de silence à la mémoire de Samir Kassir, assassiné le 2 juin 2005. Pour le 14 Mars, cette commémoration prend une connotation spéciale cette année, puisqu'elle coïncide avec le « printemps arabe » tant prôné par Samir Kassir.


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