« L'inspecteur Toutou »
Qui a dit que les contes n'étaient destinés qu'aux enfants ?
Tous les auteurs, linguistes et conteurs se trompent. Je suis sortie l'autre soir du théâtre Monnot totalement subjuguée par un spectacle pour enfants, un véritable enchantement .
Dans L'inspecteur Toutou, sept comédiens âgés entre 12 et 13 ans ont tenu, avec une énergie sans bornes, la scène pendant 1h15 minutes. Ils parlaient, bougeaient, s'amusaient sur les planches avec un naturel désopilant. On comprenait tout ce qu'ils disaient tant leur élocution était bonne. Le décor ludique, original, était parfaitement adapté au contexte de la pièce. Le jeu de lumières, superbe. Et, enfin, le choix de musique : sensible, émouvante.
Bravo à Michèle Malek et à toute sa troupe qui a su, ne serait-ce que pour un laps de temps, nous aider à nous évader de l'ambiance morose dans laquelle nous baignons.
Un conseil de « grand-mère », comme toutes les grand-mères qui adorent voir se blottir leurs petits-enfants dans leurs bras, au moment de la lecture d'un conte : ne ratez sous aucun prétexte la pièce L'inspecteur Toutou qui se joue jusqu'au 5 juin.
May OGDEN-SMITH
Mon identité
Elle n'est plus ce qu'elle était. On l'a retapée, on l'a rajeunie. Elle est devenue plus mince, plus solide. Personnellement, je préfère l'ancienne, l'ancienne carte d'identité. Elle était habillée de vert, de la couleur de nos forêts (qui n'existent plus). Elle était grande, claire, avec l'image du cèdre sur le front, parce qu'on était fiers d'être libanais.
On ne pouvait pas la mettre, comme maintenant, dans la poche arrière, mais on devait la ranger soit dans son sac, où elle prenait toute sa place, soit dans la poche de sa chemise près de son cœur, car on aimait être libanais.
C'est vrai que l'ancienne était fragile (en carton), mais elle était plus chaleureuse, elle avait une odeur, elle avait une âme sœur.
Certains m'accuseraient d'être nostalgique ou même romantique, certains iraient jusqu'à m'accuser d'être contre la modernité. Ce n'est pas vrai, je suis contre le modernisme, contre être comme tout le monde, sans identité propre, contre suivre n'importe qui dans n'importe quoi.
Certains diraient que ce n'est pas cela l'appartenance,
Je dirais que c'est là que commence l'identité.
Pierre ABDESSATER
Histoire de sanglier
Un sanglier d'une soixantaine de kilos avait récemment semé la panique en France, dévastant une partie d'un hypermarché puis un salon de coiffure où il s'était réfugié, fonçant dans la galerie marchande, vers un salon de coiffure où se trouvaient coiffeuses et clients, qui furent tétanisés. Après plusieurs heures de lutte, il a été enfin maîtrisé par les agents de l'ordre puis par un vétérinaire qui, après l'avoir anesthésié d'un fusil hypodermique, transporta le sanglier dans une salle communale, toujours en vie. Si dans les pays civilisés on traite ainsi les animaux, que dire des contestataires palestiniens qui, il y a quelques jours, ont manifesté contre Israël pour commémorer la « nakba », au vu de la manière dont ils ont été traités ? Que dire aussi des habitants de Deraa, Banyas, Bayda, Douma et Damas, où près de 8 000 personnes ont été arrêtées et des dizaines d'autres tuées en une semaine ? Pourquoi le monde occidental, qui se dit pourtant civilisé, regarde-t-il avec mépris notre monde arabe où des dirigeants s'accrochent au pouvoir, ne s'attirant que quelques rappels à l'ordre de pure forme ?
Antoine SABBAGHA
Nettoyage de printemps
Dans tous les pays, le nettoyage annuel des tunnels est effectué par des grandes sociétés au printemps. Les parois et l'éclairage sont lavés, augmentant du même coup la visibilité pour les conducteurs. De plus, les agents de l'ordre en profitent pour contrôler toutes les installations de sécurité. Effacement des marquages et des graffitis est également inclus, sans oublier qu'un entretien régulier permet une visibilité optimale à l'intérieur et un bon niveau de sécurité et de confort pour l'usager des routes. Chez nous, malheureusement, propreté et maintenance de nos tunnels - pourtant moins longs qu'à l'étranger - n'existent pas dans le dictionnaire de nos responsables. Ainsi, si nous commençons par le plus ancien, celui de Nahr el-Kalb, ses dalles, qui étaient blanches à l'inauguration il y a plus d'un demi-siècle, n'ont plus revu leur couleur depuis belle lurette. Un peu plus au nord, sur la route de Tripoli, certains passages sombres ressemblent à des cimetières, avec une électricité presque absente. Que dire des tunnels les plus récents de la capitale qui n'ont pas dix ans d'âge, comme le tunnel Saëb Salam, idéal pour vérifier si vous êtes ou non asthmatique, avec une poussière étouffante, le bruit assourdissant de moteurs divers, une lumière presque tamisée, des nappes d'eau et un plafond heurté par un camion portant un conteneur et qui avait réussi de justesse son exploit ? Que dire enfin des tunnels d'Ouzaï, dont certains sont devenus des endroits idéaux pour afficher des insultes et se défouler, et d'autres remplis de couches de sable tout le long pour vous prévenir probablement que vous n'êtes pas loin de la côte.
La honte, messieurs les responsables des diverses municipalités, du ministère des Transports ou de celui des Affaires sociales, chacun rejetant la responsabilité sur l'autre. Il est urgemment nécessaire de procéder à des nettoyages systématiques des espaces publics, des remparts et des tunnels car des voies propres contribuent, sinon à diminuer les accidents, du moins à limiter leurs conséquences.
Nazira A. SABBAGHA
Qui a dit que les contes n'étaient destinés qu'aux enfants ? Tous les auteurs, linguistes et conteurs se trompent. Je suis sortie l'autre soir du théâtre Monnot totalement subjuguée par un spectacle pour enfants, un véritable enchantement .Dans L'inspecteur Toutou, sept comédiens âgés entre 12 et 13 ans ont tenu, avec une énergie sans bornes, la scène pendant 1h15 minutes. Ils parlaient, bougeaient, s'amusaient sur les planches avec un naturel désopilant. On comprenait tout ce qu'ils disaient tant leur élocution était bonne. Le décor ludique, original, était parfaitement adapté au contexte de la pièce. Le jeu de lumières, superbe. Et, enfin, le choix de musique : sensible, émouvante.Bravo à Michèle Malek et à toute sa troupe qui a su, ne serait-ce que pour un laps de temps, nous aider...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef