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Liban

Rachaya et Anjar, des ruines sublimes et des demeures anciennes

Les ruines de Anjar sont les seuls vestiges de la période omeyyade (VIIe siècle ap. J.-C.) au Liban.

Une cinquantaine de personnes de tous âges déambulent dans les ruines sublimes du site de Anjar, qui recèle les derniers vestiges de l'époque omeyyade (VII siècle). L'Apsad (Association pour la protection des sites et anciennes demeures au Liban) est à l'origine de cette plongée dans l'histoire du Liban. Une employée de l'association explique : « Notre but lorsque nous avons créé ces journées du patrimoine en 2001, c'était avant tout de montrer aux Libanais que leur pays est beau. » Et tout le monde s'accorde à dire que les ruines de Anjar, entourées de forêts, de champs et de montagnes, sont de toute beauté.
Le village de Rachaya, longuement arpenté par le groupe pendant la matinée, contribue aussi à la beauté du pays. On y entre par le souk. La rue est large et pavée, les magasins à deux étages sont presque identiques et proposent toutes sortes de produits : des robes de fillettes cousues de perles et de dentelle, des fèves, des bijoux. Par les ruelles transversales, on arrive dans des petites cours ombragées où des églises du XIXe siècle défient le temps.
Bordés de forêts de conifères, les vestiges font voyager dans le temps. Le ciel est lourd ce jour-là et des nuages chargés de pluie confèrent au lieu une atmosphère de mystère. Les colonnes, romaines ou byzantines, sont vertigineuses et encore en bon état. Johnny, archéologue de formation, participe à la visite et fait revivre les ruines : « On voit encore une partie de la mosquée qui était réservée au sultan. Il avait d'ailleurs son entrée privée, qui venait directement du palais. Les fidèles pouvaient s'installer à l'écart. À l'extérieur, on voit encore la cuve où arrivait la source. C'est là que l'on pouvait faire ses ablutions. » Anjar tire son nom de « la source », maîtrisée il y a des siècles par les habitants de la cité antique. Cette source se trouve encore à quelques kilomètres du site.

Rachaya, garant de la mémoire libanaise
Cap sur Rachaya : c'est dans ce village de la Békaa que travaille un des derniers fabricants de cheminées traditionnelles. L'homme, un druze à la moustache blanche, a installé son étal dehors, il polit des briques pour fabriquer le lit de la cheminée. Très fier, il montre aux visiteurs son travail du fer, avant de se remettre au travail.
Le mont Hermont domine les maisons du village de ses dernières neiges. Il faut grimper pour atteindre la citadelle du XVIIe siècle, qui est aujourd'hui une caserne militaire. C'est à cet endroit qu'ont été detenus Béchara el-Khoury et Riad el-Solh pendant la rébellion de 1943 qui a débouché sur l'indépendance du Liban. Ce lieu est avant tout garant de la mémoire, comme en témoignent les plaques sur lesquelles sont gravés les noms des martyrs.
Du toit des maisons traditionnelles du village sortent de petits appartements, comme des bourgeons, que l'on appelle des « kiosques ».
Loin du bruit de Beyrouth, Rachaya est un village minéral et végétal. Les mûriers, les pins et les amandiers agrémentent la promenade. Certains estiment que ce village a « un intérêt touristique de troisième zone », mais qu'il est calme et charmant.
Josette suit les sorties de l'Apsad depuis quelques années. Elle estime que « les Libanais connaissent mal leur pays et ses richesses. Pourtant, plus on le visite plus on y est attaché ». Josette confesse qu'elle « n'aime pas Beyrouth, on est trop serrés les uns contre les autres. Ici on se sent bien, plus proche de la nature ». La jeune femme se désole : « Je me dépêche de voir ces lieux d'exception avant qu'ils ne soient détruits. »
D'après les employés de l'association, le succès de ces sorties (trois jours par an) ne cesse de grandir. « C'est notre travail d'éduquer les gens au patrimoine et à l'histoire de leur pays. C'est seulement par ce moyen que nos enfants pourront reconnaître le Liban dans quelques années. Nous devons préserver la mémoire de notre pays. »
Malgré ce succès, certains, comme Patricia, estiment que « les visites manquent de profondeur. Il faudrait qu'un guide ou qu'un architecte nous expliquent comment sont construites les maisons libanaises par exemple ».
Pour autant, tous les visiteurs s'accordent à dire que le patrimoine du Liban doit à tout prix être préservé, pour que son histoire puisse être transmise.
Une cinquantaine de personnes de tous âges déambulent dans les ruines sublimes du site de Anjar, qui recèle les derniers vestiges de l'époque omeyyade (VII siècle). L'Apsad (Association pour la protection des sites et anciennes demeures au Liban) est à l'origine de cette plongée dans l'histoire du Liban. Une employée de l'association explique : « Notre but lorsque nous avons créé ces journées du patrimoine en 2001, c'était avant tout de montrer aux Libanais que leur pays est beau. » Et tout le monde s'accorde à dire que les ruines de Anjar, entourées de forêts, de champs et de montagnes, sont de toute beauté. Le village de Rachaya, longuement arpenté par le groupe pendant la matinée, contribue aussi à la beauté du pays. On y entre par le souk. La rue est large et pavée, les magasins à deux étages sont presque...
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