Pourtant, les demandes de logements existent. Les gens qu'ils soient spéculateurs ou non se renseignent, visitent et négocient âprement. Leur appétit d'achat est réel mais une fois qu'il faut passer à l'acte et qu'il faut prendre une décision, la prudence et la sagesse prennent le dessus. La stabilité des prix depuis plusieurs mois n'encourage pas les gens à se précipiter. Mais leur meilleure excuse est l'évolution de la situation en Syrie qui pourrait avoir des répercussions au Liban. Ce volte-face est logique. L'inquiétude de la population est réelle. Ainsi, l'évolution des ventes est touchée. De leur coté, en façade, les promoteurs ne vont pas tirer la sonnette d'alarme et afficher leur pessimisme bien que beaucoup d'entre eux n'aient quasiment rien vendu depuis l'an dernier. Officiellement, ils ne se disent pas pressés de vendre estimant que les prix ne vont pas baisser. En réalité, ils réajustent assez vite leur tarif devant un client potentiel. C'est une manière de s'adapter à la situation.
Sur le plan foncier, la situation actuelle arrive au bon moment pour assagir les prix. Les surenchères des années précédentes ne sont plus d'actualité. Sauf exception, les transactions peuvent être envisagées uniquement si le prix des parcelles est cohérent par rapport à la valeur du neuf. Comment est-il possible de demander un prix élevé alors que le résidentiel peine à s'écouler ? Ainsi, les propriétaires désireux de vendre doivent s'adapter à la situation. S'entêter sur un prix surestimé n'est pas le bienvenu actuellement.
Dans ce contexte, il ne faut pas s'attendre à une reprise du marché à court terme. Le statu quo va persister. Les clients les plus sérieux pourront bénéficier de réductions si cela est possible ; les plus craintifs attendront des jours meilleurs. Finalement, tout cela est bon et sain car il fallait que le secteur se calme un peu après les années folles des 6 dernières années.
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