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Économie - Immobilier

Les prix des logements continuent de flamber à Paris

Le seuil symbolique des 8 000 euros/m2 en moyenne a été franchi au cours du deuxième trimestre.
Trimestre après trimestre, malgré les incertitudes économiques et la hausse des taux d'intérêt des prêts immobiliers, les prix des logements anciens à Paris continuent de flamber, franchissant le seuil symbolique des 8 000 euros/m2 en moyenne au cours du deuxième trimestre.
« La magie de Paris continue d'agir, bien au-delà des frontières françaises, et les ménages, souvent aidés par les cautions de leurs familles, sont prêts à sacrifier au moins 40 % de leurs revenus pour avoir le bonheur de résider dans la capitale », explique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d'Île-de-France.
Se basant sur les avant-contrats reçus dans leurs études jusqu'à fin avril, les notaires affirment que le prix moyen des actes notariés lors de la vente définitive va dépasser, si ce n'est déjà pas fait, « le cap des 8 000 euros dans le courant du deuxième trimestre ».
Déjà, avec un prix moyen de 7 780 euros/m2 au premier trimestre 2011, soit un bond de 20,8 % sur un an pour les appartements anciens, Paris intramuros a encore amélioré son record, suite à une nouvelle progression de 5,6 % en un trimestre.
Il s'agit de la plus forte hausse annuelle depuis 20 ans, renouant avec l'explosion des prix des années 80, assurent les notaires.
Seul le 19e arrondissement (Nord-Est) est encore sous la barre des 6 000 euros/m2 en moyenne. Par contre les 1er, 4e, 6e et 7e arrondissements se trouvent au-dessus du seuil des 10 000 euros/m2, soit plus d'un million d'euros pour un appartement de 100 m2.
Annoncée depuis de longs mois, la fin de cette flambée des prix devrait intervenir au cours du deuxième semestre en raison notamment de la hausse, restée pour le moment modérée, des taux d'intérêt des prêts immobiliers qui impactent la solvabilité des acheteurs, estiment les notaires.
« L'augmentation des prix compense et dépasse pour le moment la diminution du nombre de transactions. Mais cela ne va pas durer éternellement », prévient Me Lefebvre.
Après un nombre de transactions très élevé en fin d'année 2010, celui-ci a chuté au premier trimestre, atteignant même -12 % à Paris intramuros pour les appartements anciens.
Cette diminution est moindre (-4 %) pour l'ensemble des transactions dans la région Île-de-France, car le secteur du neuf est toujours porté par les mesures fiscales en faveur des investisseurs achetant pour louer et par le nouveau Prêt à taux zéro (PTZ)+.
L'ensemble de la plus riche région économique française enregistre elle aussi une forte hausse, même si elle est un peu moins importante qu'à Paris.
Pour l'Île-de-France, la hausse des prix des appartements anciens atteint en moyenne 16,5 %, en variation annuelle, au premier trimestre, par rapport à la même période de 2010, pour atteindre un prix moyen de 5 290 euros/m2.
L'augmentation est de 14,6 % dans la « petite couronne » (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) mais seulement de 8,2 % dans la « grande couronne » (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val d'Oise).
Les maisons ont pour leur part dépassé le cap psychologique des 300 000 euros en moyenne pour atteindre 302 200 euros, soit une hausse de 8,3 % en un an (+6,7 % dans la grande couronne, +11,7 % dans la petite couronne).
Cet attachement des Français pour la « pierre » et le peu de biens disponibles expliquent pourquoi les Français dépensent de plus en plus pour leur logement.
De 1998 à 2010, les prix des logements anciens ont plus que doublé (+141 %) et cette hausse a été beaucoup plus rapide que celle des revenus (+43 %), selon une étude de l'Institut national de la statistique (Insee) publiée le 17 mai.
Au besoin en s'endettant car le total des crédits immobiliers accordés en 2010 s'est élevé à 168 milliards (+41 % par rapport à la crise de 2009), pas très loin du record de 2007 (170 milliards).
(Source : AFP)
Trimestre après trimestre, malgré les incertitudes économiques et la hausse des taux d'intérêt des prêts immobiliers, les prix des logements anciens à Paris continuent de flamber, franchissant le seuil symbolique des 8 000 euros/m2 en moyenne au cours du deuxième trimestre.« La magie de Paris continue d'agir, bien au-delà des frontières françaises, et les ménages, souvent aidés par les cautions de leurs familles, sont prêts à sacrifier au moins 40 % de leurs revenus pour avoir le bonheur de résider dans la capitale », explique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d'Île-de-France.Se basant sur les avant-contrats reçus dans leurs études jusqu'à fin avril, les notaires affirment que le prix moyen des actes notariés lors de la vente définitive va dépasser, si ce n'est déjà pas fait,...
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