L'ancien ministre a eu des mots durs, qualifiant les contrevenants « d'agresseurs et d'occupants ». Il a surtout rappelé qu'une terre « violée et volée » ne saurait accueillir aucune « prière sainte » parce que cette dernière y serait « vaine », soulignant qu'aucune « fatwa fabriquée » ne pouvait transformer une terre « volée » en terre « dûment possédée », sinon, a-t-il ironisé, « toutes les terres de Palestine seraient devenues des terres possédées justement par Israël ».
Signalons que la police municipale de la ville de Tripoli avait commencé à démanteler les tentes et les bicoques illégales dans la région de Souwaika, après que le conseil municipal avait reçu une circulaire du ministre sortant de l'Intérieur.
Le directeur de la police municipale Samir Agha a d'ailleurs assuré que ce démantèlement « se poursuivra » pour dégager les trottoirs occupés et tous les espaces publics illégalement exploités, insistant sur le fait que tout contrevenant sera sanctionné.
Du côté du Sud, cependant, le processus de démantèlement et de destruction des constructions illégales s'est arrêté depuis une dizaine de jours, depuis que les forces de l'ordre ont été prises à partie par des femmes et des enfants. Une source bien informée a d'ailleurs déclaré que la situation « s'était compliquée », faisant ainsi entendre que la destruction des constructions illégales « reprendrait difficilement ». Cette source a assuré cependant qu'aucune nouvelle construction n'était édifiée, mais que les constructions déjà commencées « se poursuivaient », en dépit du fait que les forces de l'ordre tentent toujours d'empêcher les livraisons de pierres et de béton aux chantiers illégaux.
Sur un autre plan, M. Chamseddine a déclaré que le changement interne qui s'opère en Libye devrait permettre de réactiver l'affaire de la disparition de l'imam Moussa Sadre et de ses deux compagnons, en adoptant la proposition faite par cheikh Mohammad Mehdi Chamseddine de recourir à la Cour pénale internationale, CPI, afin de juger le colonel Kadhafi pour « le crime qu'il a commis ».
Il a enfin souhaité que ceux qui détiennent des informations sur le sujet entrent en contact avec le Conseil national de transition libyen afin que les instances juridiques libanaises puissent constituer un dossier qui rendra possible le jugement de Kadhafi et d'autres personnalités qui ont fait l'objet de mandat d'arrêt ou d'amener.


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