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Économie - Dette

Obligations : les taux grecs à long terme au-dessus de 16,5 %

Déjà mal en point, les obligations grecques ont dû composer avec une mauvaise nouvelle : l'abaissement de la note du pays.
Les taux longs grecs sont passés au-dessus de 16,5 %, hier, atteignant un nouveau niveau record, alors que l'agence Fitch vient d'abaisser de trois crans la note du pays et que les Européens n'en finissent plus de débattre sur la restructuration de la dette hellénique.
À 18h30 (16h30 GMT), les taux grecs à 10 ans grimpaient à 16,375 % contre 15,809 %, jeudi soir, après avoir atteint en séance 16,5 %, un niveau inédit depuis l'entrée du pays dans la zone euro.
Déjà mal en point,les obligations grecques ont dû composer avec une mauvaise nouvelle : l'abaissement de la note du pays.
L'agence Fitch a dégradé la note de la dette à long terme de la Grèce de trois crans, à « B+ » contre « BB+ ».
La sanction reflète « l'étendue du défi » qui attend le pays pour mettre en œuvre le programme de réformes fiscales et structurelles nécessaire pour réduire sa dette et son déficit, a expliqué Fitch dans un communiqué.
Cette annonce n'a pas pesé sur l'évolution des rendements grecs qui étaient déjà à un niveau élevé, mais tombe au plus mal alors que la Norvège a décidé de suspendre l'aide financière qu'elle versait à la Grèce, estimant qu'Athènes ne respectait pas ses obligations.
Oslo soupçonne, tout comme l'Islande et le Liechtenstein, que ses contributions financières n'ont pas été versées aux destinataires prévus, selon une agence locale.
Ces événements surviennent alors que la question du rééchelonnement de la dette grecque divise plus que jamais les Européens, la Banque centrale européenne (BCE) s'opposant fermement à cette option qui n'est désormais plus écartée par certains dirigeants comme le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
La BCE a d'ailleurs prévenu jeudi qu'elle pourrait refuser les obligations grecques comme garanties, agitant la menace d'un tarissement des liquidités pour les banques du pays.
« Il y a un consensus clair pour ne pas envisager de restructuration dure et pour dire que le retour de la Grèce sur les marchés en 2012 n'est absolument pas crédible. Entre ces deux extrêmes, il y a tout un tas d'options à étudier », a estimé Gilles Moec, stratégiste obligataire chez Deutsche Bank.
Ces perturbations affectaient les autres dettes fragiles au sein de la zone euro, mais plus modestement : les taux longs portugais étaient à 9,158 % contre 8,907 % jeudi soir et ceux de l'Irlande à 10,319 % contre 10,228 %.
D'ordinaire relativement épargnés, les rendements espagnols à 10 ans souffraient également, alors que des élections locales sont prévues dimanche : ils étaient à 5,471 % contre 5,383 % jeudi soir.
Du côté des pays solides, le rendement du Bund allemand à 10 ans reculait à 3,055 % contre 3,112 % jeudi et celui de l'OAT française, à 3,448 % contre 3,478 % la veille. Hors zone euro, le taux du Gilt britannique était à 3,343 % contre 3,389 % la veille au soir.
Outre-Atlantique, le rendement du bon du Trésor à 10 ans était stable à 3,173 % contre 3,171 % jeudi soir, tandis que celui du bon à 30 ans montait à 4,331 % contre 4,302 % la veille. Les taux à échéances courtes étaient à 0,04 % comme la veille.
Sur le marché interbancaire, l'Euribor à trois mois, principal taux en zone euro, a progressé à 1,435 % contre 1,434 % jeudi et le Libor à trois mois libellé en dollars est tombé à 0,257 % contre 0,258 % la veille.

Lagarde : « La Grèce doit fournir des résultats »
De son côté, la ministre française des Finances Christine Lagarde a estimé que la Grèce doit fournir plus de travail et des résultats, mettant la pression sur Athènes dans un entretien accordé au quotidien autrichien Der Standard à paraître samedi.
« La Grèce doit fournir des résultats et pour cela le pays doit faire plus que lors de ces douze derniers mois », a déclaré Mme Lagarde.
Interrogée sur son refus de toute restructuration de la dette, Christine Lagarde a répondu : « Nous avons déjà donné à Athènes plus de temps pour rembourser ses crédits dans la zone euro, c'est déjà une concession. »
« Il n'est que légitime que nous attendions que la Grèce fasse aussi sa part du travail », a-t-elle poursuivi.
Mme Lagarde reconnaît que le gouvernement grec a accompli des choses, « mais il reste des domaines dans lesquels cela avance trop lentement », ajoute-t-elle, faisant référence aux privatisations.
« Soit la Grèce fournit des résultats, ensuite nous pouvons imaginer des aides supplémentaires. Dans le cas contraire se pose la question de savoir dans quelle mesure la Grèce est prête à jouer le jeu pour son propre plan de sauvetage », a encore déclaré la ministre.
« Ce que nous ne voulons certainement pas, c'est une faillite d'État, un défaut de paiement en Europe », a insisté Mme Lagarde.
Alors que le gouvernement grec évoque la hausse du chômage générée par le plan de rigueur, la ministre rappelle le taux de chômage en Espagne, supérieur selon elle à celui de la Grèce, mais où « le pays a quand même fait son travail, a économisé et a réussi à se retourner ».
Quant à la succession à la tête du Fonds monétaire international (FMI) après la démission de Dominique Strauss-Kahn, Mme Lagarde s'est dit « flattée » que son nom soit évoqué, mais a refusé de s'exprimer sur une éventuelle candidature.
(Source : AFP)
Les taux longs grecs sont passés au-dessus de 16,5 %, hier, atteignant un nouveau niveau record, alors que l'agence Fitch vient d'abaisser de trois crans la note du pays et que les Européens n'en finissent plus de débattre sur la restructuration de la dette hellénique.À 18h30 (16h30 GMT), les taux grecs à 10 ans grimpaient à 16,375 % contre 15,809 %, jeudi soir, après avoir atteint en séance 16,5 %, un niveau inédit depuis l'entrée du pays dans la zone euro.Déjà mal en point,les obligations grecques ont dû composer avec une mauvaise nouvelle : l'abaissement de la note du pays.L'agence Fitch a dégradé la note de la dette à long terme de la Grèce de trois crans, à « B+ » contre « BB+ ».La sanction reflète « l'étendue du défi » qui attend le pays pour mettre en œuvre le programme de réformes fiscales...
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