M. Gemayel, hier, en compagnie du Premier ministre désigné. Photo Dalati et Nohra
À l'issue de la réunion, M. Gemayel a affirmé que la phase actuelle requiert la présence d'une équipe de travail qui puisse assumer ses responsabilités aussi bien sur le plan interne qu'externe, à la lumière notamment des développements sur la scène arabe.
Évoquant la situation locale, M. Gemayel a relevé que, désormais, « la question dépasse de loin le processus de la formation du gouvernement », estimant qu'il est aujourd'hui question de « sauver la République », le gouvernement étant l'outil adéquat pour cette fin.
« Il est regrettable que certains agissent comme s'ils étaient inconscients du caractère dangereux de la situation », a-t-il encore dit, critiquant au passage ceux qui « s'étendent sur les détails » alors que le citoyen ploie sous les difficultés socio-économiques devenues intolérables.
« Dans certains pays, les peuples réclament le renversement du régime alors que nous réclamons la sauvegarde de ce régime et de la République », a ajouté M. Gemayel.
Prié de dire si les forces du 14 Mars ont décidé de relancer les négociations avec le Premier ministre désigné en faveur d'une éventuelle participation au futur cabinet, M. Gemayel a démenti avoir été mandaté par une partie quelconque pour se rendre chez M. Mikati. Il a en outre réitéré sa position en faveur de « la formation d'un gouvernement de salut national », un requis que dictent les circonstances actuelles, selon lui.
Auparavant, M. Gemayel s'était entretenu avec l'ambassadeur d'Égypte au Liban, Ahmad Fouad el-Bidiaoui, de la situation locale et régionale.
De son côté, M. Mikati a reçu une délégation de la Jamaa islamiya, regroupant Abdallah Babetti, Rami Dargham et Ahmad Khaled. À l'issue de la rencontre, M. Babetti a indiqué avoir évoqué avec son interlocuteur les derniers développements et les soucis des citoyens à l'ombre du processus de formation du gouvernement. Il a relevé la dégradation de la situation économique et la vague des grèves qui, a-t-il dit, sont un « indicateur peu rassurant ». M. Babetti a ajouté que « l'exercice du Premier ministre désigné de ses prérogatives constitue la seule issue », appelant toutes les parties en présence à prendre conscience du fait que M. Mikati « est le seul capable à œuvrer en direction de la sauvegarde du pays en cette période ». D'où la nécessité de faciliter sa mission qui doit être remplie selon les règles constitutionnelles, a-t-il ajouté.
Sur un autre plan, la Jamaa islamiya a publié hier un communiqué dans lequel elle affirme que le retour des Palestiniens dans leur pays est devenu inéluctable.


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