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Liban

« Quel substitut à l’absence de dialogue ? » s’interroge Joumblatt

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'est félicité du sommet religieux de Bkerké, tout en soulignant la gravité de l'absence de dialogue politique au Liban.
Dans son éditorial hebdomadaire à al-Anba', organe du PSP, le chef de ce parti a souligné l'importance du sommet religieux islamo-chrétien qui s'était tenu sous la présidence du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, « qui a entamé son mandat patriarcal en essayant de réunifier les Libanais, toutes appartenances communautaires confondues, et de faire ressortir les points communs entre eux au détriment des sujets conflictuels qui empêchent le Liban d'avancer ».
Il a souligné que ce sommet est intervenu « au moment où les contacts sont pratiquement rompus entre les principales composantes de la classe politique au Liban ». « Du jamais vu, a relevé M. Joumblatt, même aux pires moments de la guerre civile puisqu'il y a toujours eu une forme de communication directe ou indirecte entre les Libanais, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. » « Aujourd'hui, la rupture politique est complète et laisse supposer que la classe politique dans son ensemble manque du sens des responsabilités puisque celles-ci commandent une communication, une interaction et un dialogue quelle que soit l'importance des différends politiques. »
M. Joumblat s'est ensuite adressé à tous ceux qui s'opposent à la reprise du dialogue pour leur demander ce qu'ils proposent à la place. « Quel susbtitut ont-ils ? Vers où mènent-ils le pays, sinon vers une impasse totale si les possibilités de reprise du dialogue restent aussi nulles ? Il ne s'agit plus de la formation d'un gouvernement ou de la désignation de tel ministre. C'est de l'avenir du Liban qu'il s'agit aujourd'hui et du risque de détruire l'ensemble des réalisations internationales enregistrées après Taëf », a averti le chef du PSP, estimant que c'est parce qu'il s'inscrit dans une logique de redynamisation du dialogue que le sommet religieux est important. « Il est nécessaire, a-t-il ainsi estimé, qu'il se tienne de façon régulière pour renforcer la communication entre les Libanais et briser les barricades psychologiques érigées au cours des dernières années et responsables des divisions majeures » dans le pays.
Estimant qu'il aurait été possible de dépasser « certaines réserves linguistiques » concernant le texte du communiqué final de Bkerké, « du moment qu'on est tous d'accord sur l'objectif principal qui est la libération des terres occupées », M. Joumblatt a jugé qu'en attendant la mise en place d'une stratégie nationale de défense, l'équation armée-peuple-résistance « reste la meilleure, parce qu'il n'est pas possible de permettre que le Liban reste à découvert face à Israël ». Il a dans le même temps réaffirmé son opposition catégorique à l'usage des armes au plan intérieur, avant d'appeler à une reprise de la conférence nationale de dialogue dès que la nouvelle équipe ministérielle sera formée, « en vue d'un rapprochement des points de vue ».
M. Joumblatt a ensuite plaidé en faveur d'une formation rapide du gouvernement « pour faire face à tous les développements et pour suivre le processus engagé par le Tribunal spécial pour le Liban, qui est exploité politiquement en fonction de l'évolution des conditions régionales et internationales ». Pour lui, la mise en place d'une nouvelle équipe Mikati est « un des moyens les plus efficaces pour faire face à d'éventuelles conséquences négatives du tribunal ».
Sur un autre plan, le chef du PSP a considéré que les incidents frontaliers de Maroun el-Ras et du Golan, dimanche, représentent « une sorte de renouvellement du conflit israélo-arabe, qui obligera Israël à reconnaître tôt ou tard les droits nationaux légitimes palestiniens ». Il a également exprimé ses regrets pour la démission « en cette période » de l'émissaire américain pour le Moyen-Orient, George Mitchell.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'est félicité du sommet religieux de Bkerké, tout en soulignant la gravité de l'absence de dialogue politique au Liban.Dans son éditorial hebdomadaire à al-Anba', organe du PSP, le chef de ce parti a souligné l'importance du sommet religieux islamo-chrétien qui s'était tenu sous la présidence du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, « qui a entamé son mandat patriarcal en essayant de réunifier les Libanais, toutes appartenances communautaires confondues, et de faire ressortir les points communs entre eux au détriment des sujets conflictuels qui empêchent le Liban d'avancer ».Il a souligné que ce sommet est intervenu « au moment où les contacts sont pratiquement rompus entre les principales composantes de la classe politique au Liban ». « Du jamais vu, a relevé M. Joumblatt,...
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