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Liban - L’Amuse-Gueule

L’albinos et l’albatros

Tirée de mots croisés (faut le fer) par Tristan, une définition œnologique de l'albinos : blanc de blanc. Qui n'y voit goutte, et goûte à l'ivresse de se croire lui-même invisible. Comme l'autruche sablée. Du côté de nos patelins du coin-coin CPL, bien mauvaise vue itou.
Car il y a, dans le listing officiel qu'ils souhaitent faire réviser, une vacance de pouvoir, un blanc qui saute aux yeux de tout lynx bien constitué, constitutionnellement. Ques aco ? Au sein de la classification suivante : numéro un, le président de la République ;
numéro deux, le président de l'Assemblée nationale ;
numéro trois, le président du Conseil ; numéro cinq, le vice-président de la Chambre ; numéro six (ou six bis, selon la parité Taëf), le vice-Premier ministre.
Et le numéro quatre ? C'est comme le Cinzano mauve, ça n'existe pas. Chez nous, en effet, il n'y a pas de vice-président de la République. Par la vertu d'un vice de forme, et même de haut-de-forme.
Et c'est autant de gagné, un gras émolument d'épargné pour nos popoches de contribuables pressurés. Car un vice quelque chose, quand ça ne supplée pas en cas d'absence du titulaire, ou quand ça n'est pas chargé d'une vague mission humanitaire, ou honoraire, ça ne sert strictement à rien. À preuve qu'à Washington DC, une blague connue dit que la seule occupation-préoccupation du vice-président est d'aller demander, chaque matin, comment va le président...
Mais tant que brèche il y a, pourquoi ne pas s'y engouffrer. Trois jeunes tambours... Après tout, ils étaient trois en 89, dans le cabinet ante-CPL de Michel Aoun. Un maronite, un grec-orthodoxe et un grec-catholique. Que devient l'étoile du troisième mirlitaire ? comme persiflait Allais. On pourrait la redorer en exigeant pour lui, et pour la logique de la numérotation, qu'il se voie attribuer la vice-
présidence de la République. D'autant que Abou Jamra, l'orthodoxe, n'étant plus en grâce, et étant même pratiquement passé à l'ennemi, il n'est plus question d'exiger la vice-présidence du Conseil. Donc il faut une compensation, surtout après avoir lâché du lest sur l'Intérieur. Tandis qu'il est bien difficile d'arracher à Hariri la vice-présidence de la Chambre. Enfin, s'il est juste que les grecs-orthodoxes, quatrième communauté, ont quand même droit à une gâterie honorifique supplémentaire, il est par contre injuste que les grecs-catholiques, qui viennent juste après, n'aient aucune, mais alors là aucune, part du gâteau. Certes, cela nécessiterait une révision de la Constitution. Mais bien d'autres exigences des prosyriens aussi.
Et puis, et enfin, comment voulez-vous que l'albatros aounien, qui y rêve encore, prenne son envol, vers la colline inspirée de Barrès et de Baabda, sans ces deux ailes que Saëb Salam chantait jadis à tue-tête ? Du temps où lutter pour la participation avait un sens politico-national, et pas du toutperso-lucrativo-électoral.
Tirée de mots croisés (faut le fer) par Tristan, une définition œnologique de l'albinos : blanc de blanc. Qui n'y voit goutte, et goûte à l'ivresse de se croire lui-même invisible. Comme l'autruche sablée. Du côté de nos patelins du coin-coin CPL, bien mauvaise vue itou.Car il y a, dans le listing officiel qu'ils souhaitent faire réviser, une vacance de pouvoir, un blanc qui saute aux yeux de tout lynx bien constitué, constitutionnellement. Ques aco ? Au sein de la classification suivante : numéro un, le président de la République ;numéro deux, le président de l'Assemblée nationale ;numéro trois, le président du Conseil ; numéro cinq, le vice-président de la Chambre ; numéro six (ou six bis, selon la parité Taëf), le vice-Premier ministre.Et le numéro quatre ? C'est comme le Cinzano mauve, ça n'existe pas....
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