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Lifestyle - Exposition

Célébration du tapis au musée de la soie de Bsous

De magnifiques tapis persans de la collection privée d'Iwan Maktabi ont été déroulés au regard des visiteurs de l'exposition « Fleurs et soie » qui se tient au musée de la soie de Bsous, jusqu'au 6 novembre.*

Une scénographie réussie.

Chaque année depuis 10 ans, le musée de la soie célèbre le printemps en lançant une exposition autour d'un thème qui lui est cher : la Route de la soie. Il semble ainsi qu'en les empruntant, ces routes mènent naturellement à Bsous. Les merveilleux jardins qui entourent le musée sont en éveil, parfums et couleurs, sous l'œil vigilant d'Alexandra et George Asseily. Ensemble, ils ont planté l'idée de ce musée depuis 1999, en même temps que ce jardin ethno-botanique. Ils ont surtout planté dans l'esprit des gens une prise de conscience de l'importance de la préservation de notre patrimoine. « Je ne sais pas pourquoi nous faisons ça, s'exclame Alexandra, radieuse. Ce sont les choses qui nous rattrapent... Je sais simplement que j'aime travailler la terre, la cultiver, faire le tour du jardin, communiquer aux enfants l'amour de la nature et de l'arbre, qui est à la base de la vie. »
Outre l'exposition permanente consacrée à la fabrication de la soie, des vers à soie aux produits finis, ce musée a choisi, pour son dixième anniversaire, et dans le cadre de l'exposition ponctuelle, de montrer de magnifiques tapis... en soie. « Cette année, nous confie notre hôte, nous avons été très impressionnés par la collection de tapis d'Iwan Maktabi. »
Iwan Maktabi, un label qui réunit les trois générations, de hajj Hussein à Mohammad, en passant par Abbas, mus par une même passion pour le tapis. Des tapis persans du XIXe siècle, parmi lesquels les très précieux tapis Heriz, les tapis de palais Kirman ou encore les fameuses soieries Ferahan. Toutes, des pièces rares collectionnées par la famille et qui expriment parfaitement la délicatesse du savoir-faire perse, tant dans la conception que le tissage, notamment sous la dynastie Qajar, qui régna sur l'Iran de 1794 à 1925.

La finesse d'un travail
C'est évidemment Jean-Louis Mainguy, magicien des couleurs et des matières et habitué des lieux, qui s'est chargé de la scénographie, en totale complicité avec les Asseily. Le résultat est, comme à chaque fois, un enchantement.
Ainsi, les 28 pièces de la collection d'Iwan Maktabi ont été réparties en deux salles, séparant ainsi les pièces anciennes des plus récentes.
Dans la première, chaque tapis ressemble à un poème qui raconte une histoire tissée de fils de soie. Des pièces rares. On peut y admirer plusieurs Kashan, datant du XIXe siècle. En fils de soie et d'argent, avec la technique du relief « Varjestech », pour certains, représentant des motifs de vase à fleur surmonté d'un mihrab ou entouré d'un arbre de la vie. Des Heriz décrivant une bataille du bien contre le mal ou avec des formes plus géométriques. Des Farahan illustrant un ciel étoilé ou des treillis fleuris, et enfin un Kirman inspiré des poèmes de Nazimi, Le fou de Leila. Chaque pièce est un plaisir pour le regard, une finesse dans les couleurs, la texture et jusqu'au travail des nœuds.
Dans la deuxième salle, ce sont surtout des Ghom qui sont exposés. Datant du XXe siècle et provenant de cette région du centre de l'Iran, leurs motifs sont surtout inspirés de jardins royaux, de fleurs, de l'ancienne Persépolis et de scènes de chasse. Ils portent la signature d'artistes célèbres, tels Rahmani Hayat Baksh, Mir Mehdi, Djamchidil, Kashi Zadeh et Jawadi.
La visite s'achève par le rituel passage à la boutique du musée où sont présentés des produits artisanaux, avant de retrouver les jardins et les allées fleuries de plantes aromatiques. Il y a du bonheur dans l'air, comme un avant-goût de vacances.
*Musée de la soie. Bsous. Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10 heures à 18 heures, ou sur rendez-vous. Tél. : 05/940767.
Chaque année depuis 10 ans, le musée de la soie célèbre le printemps en lançant une exposition autour d'un thème qui lui est cher : la Route de la soie. Il semble ainsi qu'en les empruntant, ces routes mènent naturellement à Bsous. Les merveilleux jardins qui entourent le musée sont en éveil, parfums et couleurs, sous l'œil vigilant d'Alexandra et George Asseily. Ensemble, ils ont planté l'idée de ce musée depuis 1999, en même temps que ce jardin ethno-botanique. Ils ont surtout planté dans l'esprit des gens une prise de conscience de l'importance de la préservation de notre patrimoine. « Je ne sais pas pourquoi nous faisons ça, s'exclame Alexandra, radieuse. Ce sont les choses qui nous rattrapent... Je sais simplement que j'aime travailler la terre, la cultiver, faire le tour du jardin, communiquer aux enfants...
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