Toujours au quotidien de son parti, Joumblatt a réaffirmé son attachement à l'accord de Taëf, à l'arabité du Liban et à l'établissement de relations privilégiées avec la Syrie, dont la stabilité est aussi importante pour le Liban que celle du Liban l'est pour elle. Joumblatt a encore appelé le président Bachar el-Assad à mettre en pratique les titres de réformes qu'il a lui-même annoncés.
Joumblatt s'est ensuite lancé dans une quasi-plaidoirie en faveur du Premier ministre désigné, qui, a-t-il rappelé, a été choisi à l'unanimité par la nouvelle majorité et qui a tenté de répondre aux exigences de toutes les parties dans la mesure du possible. Joumblatt s'est ainsi demandé quelle est la raison de cette volonté systématique de placer des obstacles face à la formation du gouvernement, tout en multipliant les exigences, alors que la crise économique et sociale s'aggrave et pèse lourd sur les citoyens.
Joumblatt a ensuite énuméré les nombreux problèmes économiques que doivent affronter les Libanais, du prix des carburants à celui du pain, sans parler de la politique des impôts directs et indirects, des frais médicaux en l'absence d'une couverture médicale complète et des factures d'électricité et d'eau, ainsi que de la corruption qui reste sans contrôle.
Joumblatt a encore affirmé que son parti et le front qu'il préside refusent de se laisser entraîner dans le jeu des parts ministérielles qui continue d'entraver la formation du gouvernement, cent jours après la désignation de Mikati. Selon lui, l'intérêt du Liban n'est pas dans le fait de confier tel portefeuille à telle personnalité, mais plutôt dans le dépassement des considérations étroites pour se diriger vers une nouvelle réalité, que la nouvelle majorité semble incapable de produire, en raison de ses tiraillements internes.
Joumblatt rappelle que la position du PSP est basée sur la volonté de protéger la stabilité du Liban et la paix civile. Si certaines parties ne songent qu'à leurs propres intérêts, le PSP se voit dans l'incapacité de continuer à couvrir cette position, car cela signifierait entraîner la chute du pays tout entier. Enfin, Joumblatt a souhaité le réveil de ceux qui veulent des parts au sein du gouvernement.


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