« Le Liban commémore chaque année le 6 mai la Journée des martyrs et la Journée des martyrs de la presse libanaise. À cette occasion, nous nous souvenons des martyrs du Liban qui ont payé de leur vie pour défendre le Liban, sa liberté, sa souveraineté et sa dignité », a indiqué M. Hariri.
« Nous oublions souvent que ces martyrs ont des mères, des pères et des enfants qui se souviennent d'eux à chaque levée du jour. La peine qu'ils ont du fait de leur perte ne saurait être compensée. Chaque martyr avait une famille qui l'attendait : que ce soit les martyrs qui ont payé le prix de leurs positions nationales et de la parole libre, ceux qui sont tombés pour défendre le Liban face aux guerres et agressions israéliennes, les martyrs tombés lors des guerres civiles et des combats fratricides, ou encore les citoyens innocents victimes des conflits dans toutes les régions du Liban. Chacun de ces martyrs avait une famille qui l'attendait, mais il n'est pas retourné auprès d'elle. Des milliers de Libanais des différentes régions, allégeances politiques, et communautés sont tombés du fait des guerres et des massacres israéliens, ainsi que des guerres civiles », a-t-il poursuivi.
« Depuis 2004, les assassinats et les liquidations se sont succédé au Liban. Il y a notamment eu le grand séisme du 14 février, jour de l'assassinat du président-martyr Rafic Hariri. Le Tribunal international a ainsi été formé non seulement pour dévoiler la vérité et réaliser la justice, mais également pour empêcher que de tels crimes se répètent à l'avenir. En ce jour, nous commémorons le souvenir de tous les martyrs de la liberté d'expression et les martyrs de la presse libanaise qui ont sacrifié leur vie pour préserver cette liberté. Nous commémorons le souvenir de Nassib Metni, Riad Taha, Gebran Tuéni et Samir Kassir, ainsi que de ceux qui sont tombés avec eux sur la voie de la dignité nationale. Nous nous souvenons de tous ces martyrs et nous demandons au Tout-Puissant de faire en sorte que le Liban reste une tribune pour la démocratie et le porte-étendard de la presse libre dans le monde arabe », a ajouté M. Hariri.

