À 18 tours de la ligne d'arrivée, Webber, à l'époque premier au championnat du monde, et Vettel s'étaient accrochés alors qu'ils étaient en piste pour un doublé.
L'incident avait fait le bonheur des pilotes de McLaren Lewis Hamilton et Jenson Button, qui avaient raflé les deux premières places.
Le titre mondial de Vettel chez les pilotes et de Red Bull chez les constructeurs a presque fait oublier l'épisode, d'autant que le pilote allemand et son écurie abordent le Grand Prix de dimanche en tête des deux classements.
« Ce qui devait arriver l'an dernier est arrivé, et nous avons hâte de revenir à Istanbul », a déclaré à Reuters Christian Horner, patron de Red Bull.
« Le circuit nous offre un beau défi, notamment le huitième virage. C'est un circuit sur lequel nos deux pilotes se sont bien comportés. Comme au Grand Prix de Chine, la stratégie de course et le choix des pneus joueront un grand rôle. »
Les essais joueront aussi un rôle primordial car quatre des six Grands Prix de Turquie ont été remportés par le pilote qui avait décroché la pole position sur la piste où les F1 tournent dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre.
Ironie de la course, les deux exceptions sont Vettel, meilleur temps des essais et battu par Button sur une Brawn en 2009, et Webber, victime de l'accrochage de l'an dernier.
Problème de Kers
Au nom de ses trois pole positions dans les trois premiers Grands Prix de la saison et de ses deux victoires, en Australie et en Malaisie, Vettel sera le grand favori de la course.
Le pilote allemand possède la voiture la plus rapide du moment, mais plus que l'erreur de stratégie qui lui a coûté la victoire en Chine, c'est le Kers (système de récupération d'énergie cinétique) qui inquiète Christian Horner.
« C'est une technologie nouvelle, mais nous travaillons dur pour la maîtriser. Nous allons procéder à des développements et nous espérons qu'ils vont régler certains petits problèmes que nous avons rencontrés dans les premières courses », a-t-il dit.
« On progresse à chaque Grand Prix, depuis l'Australie où on ne l'avait pas, en Malaisie où nous avons commencé à l'utiliser, et en Chine où nous l'avons fait sur davantage de kilomètres. On espère faire un nouveau pas en avant ce week-end. »
Chris Horner se dit convaincu que Ferrari, qui n'a pu faire mieux qu'une quatrième place cette saison, et la Mercedes de Michael Schumacher seront dans la course.
Vainqueur à Istanbul l'an dernier, le Britannique Lewis Hamilton n'en sera pas moins le principal rival de Vettel et de Webber qu'il a battus en Chine cette année sur McLaren.
« Je pense que sur cette course, tous les pilotes vont prendre grand soin de ménager leurs pneus, en particulier au virage 8 qui est très rapide et bosselé », a déclaré le champion du monde 2008.
« C'est un des virages les plus exigeants pour les pneus du calendrier. J'ai toutes les raisons de croire que la série de belles courses va se poursuivre. »
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