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Liban

Cri d’alarme des députés : les chantiers illégaux, « une catastrophe nationale »

Les forces de l'ordre ont poursuivi hier leur mission d'éliminer les agressions contre les biens domaniaux au Liban-Sud, suite à une réunion tenue la veille à Tyr. Le chef des FSI pour le Liban-Sud, le général Mounzer Ayoubi, a souligné que « les violations des terrains publics sera désormais interdite », notant que « des camionnettes transformant du ciment et des bétonnières ont été saisies ». Les FSI avaient appelé auparavant les commerçants de matériaux de construction à arrêter la livraison de leurs produits durant deux semaines dans les cazas de Tyr et de Zahrani.
« L'élimination des agressions contre les biens domaniaux se fait en coopération avec les forces politiques présentes sur le terrain et les associations civiles », a encore souligné le général Ayoubi.
Toujours au Liban-Sud, les habitants de Adloun ont bloqué la route principale de la localité à l'aide de pneus enflammés, de pierres et de rochers pour protester contre l'élimination des agressions contre les biens domaniaux. Malgré les protestations des habitants et la destruction par le feu d'un bulldozer, les FSI ont réussi à démanteler cinq chantiers illégaux.
Au Parlement, la commission des Travaux publics et des Transports s'est réunie sous la présidence du député Mohammad Kabbani, en présence notamment du ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud.
M. Kabbani a rappelé que « certaines agressions contre les biens domaniaux datent de 1958, surtout dans la zone de Ouzaï », notant que les députés présents ont convenu de qualifier le dossier de « catastrophe nationale ».
« Ce qui se passe actuellement dans le pays pousse à réfléchir sur plusieurs points, notamment celui de savoir si le Liban est un véritable État », a-t-il estimé, affirmant que « le Parlement n'a légitimé aucune violation de biens domaniaux depuis le 1er janvier 1994 ».
« Nous tenons ce que toutes les violations soient éliminées », a-t-il dit. Appelant les juges à être plus fermes, il a expliqué dans ce cadre que « des individus ayant lancé des pierres contre des membres des FSI, les blessant, ont été relâchés au bout de 24 heures ».
Il a également indiqué que « les violations ne se sont pas arrêtées, elles se poursuivent notamment dans le périmètre de la piste numéro 17 de l'aéroport de Beyrouth. Dans cette zone, elles constituent un danger sur la sécurité publique ».
De son côté, le bloc du Futur a publié un communiqué soulignant que « les bâtiments construits sur les biens domaniaux ne sont pas édifiés pour répondre aux besoins de pauvres et d'opprimés. La preuve a été fournie dernièrement suite à l'élimination des violations, où l'on a découvert la construction d'importants édifices ». « C'est une action systématique qui a pour but de détruire l'État et les institutions et qui bénéficie d'une couverture politique des forces du fait accompli présentes sur le terrain », poursuit le texte.
Pour sa part, le bureau politique du parti Kataëb a dénoncé la construction sur les biens domaniaux et les agressions contre les membres des FSI chargés d'éliminer ces violations. Il a appelé la police et le ministre de l'Intérieur à frapper d'une main de fer tous ceux qui osent enfreindre la loi.
De son côté, le député Robert Fadel a manifesté son soutien aux FSI et au ministre de l'Intérieur qui œuvrent à éliminer les constructions illégales, notant que de telles mesures constituent un pas en avant dans l'édification d'un État de droit.
Par ailleurs, la Fédération des municipalités de Jezzine a publié un communiqué soulignant qu'elle n'accordera des permis de construction que selon les lois en vigueur.
Les forces de l'ordre ont poursuivi hier leur mission d'éliminer les agressions contre les biens domaniaux au Liban-Sud, suite à une réunion tenue la veille à Tyr. Le chef des FSI pour le Liban-Sud, le général Mounzer Ayoubi, a souligné que « les violations des terrains publics sera désormais interdite », notant que « des camionnettes transformant du ciment et des bétonnières ont été saisies ». Les FSI avaient appelé auparavant les commerçants de matériaux de construction à arrêter la livraison de leurs produits durant deux semaines dans les cazas de Tyr et de Zahrani.« L'élimination des agressions contre les biens domaniaux se fait en coopération avec les forces politiques présentes sur le terrain et les associations civiles », a encore souligné le général Ayoubi.Toujours au Liban-Sud, les habitants de...
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