Ces quatre responsables ont été auditionnés en même temps et dans une même pièce à la Fédération par la commission d'enquête interne de la FFF et par la mission du ministère de la Jeunesse et des Sports.
« Il a été décidé de bien coordonner la mission d'inspection (ministère) et la commission d'enquête interne (FFF) c'est pourquoi les auditions sont menées conjointement à partir de mardi, toutefois il est proposé aux personnes auditionnées d'être entendues séparément si elles le souhaitent », a expliqué à l'AFP le ministère des Sports. Ces deux groupes d'enquêteurs rendront pourtant deux rapports distincts. Les enquêteurs de la FFF et du ministère veulent auditionner les principaux participants de la fameuse réunion du 8 novembre 2010, rassemblant les cadres techniques de la FFF (une vingtaine de personnes y avaient assisté). C'est lors de cette entrevue qu'a été abordé le thème du quota des binationaux selon le verbatim diffusé samedi par Mediapart.
Laurent Davenas, président du Conseil national de l'éthique, a indiqué mardi que Laurent Blanc, le sélectionneur, ne serait « a priori pas entendu avant vendredi ou samedi ». M. Davenas a encore assuré que Blanc serait auditionné à Paris et « pas en Italie » où il se repose actuellement. M. Davenas compose la commission d'enquête interne de la FFF avec Patrick Braouezec, directeur de la Fondation du football. Ces deux hommes sont rodés à ce type d'exercice puisqu'ils avaient participé à la commission d'enquête « post-Knysna », du nom du camp de base sud-africain où les joueurs français s'étaient mis en grève le 20 juin en pleine Coupe du monde. Chantal Jouanno, ministre des Sports, avait précisé à l'AFP que la « mission d'inspection (IGJS, inspection générale de la Jeunesse et des Sports) a jusqu'à lundi prochain ». Une source à la FFF a indiqué que le ministère entendait rendre son rapport dès lundi soir. La FFF se donne entre lundi et mercredi prochains pour présenter ses conclusions. Les résultats de l'enquête interne de la FFF ne devraient pas être rendus publics, mais réservés au conseil fédéral, qui déciderait alors d'éventuelles suites à donner dans cette affaire, a indiqué mardi une source proche du dossier à l'AFP. Un conseil fédéral extraordinaire, annoncé par la FFF sans date précise, et qui pourrait se réunir mardi ou mercredi prochain, selon une source à la fédération interrogée par l'AFP, devrait être incité à prendre position sans s'en remettre à une instance de discipline pour d'éventuelles sanctions. L'ambiance à la FFF était toujours marquée mardi par la recherche de « la taupe », celui qui aurait enregistré les débats de la réunion du 8 novembre 2010 et l'aurait transmis à Mediapart. Considérant que ce fait peut relever d'un manque de loyauté envers un employeur - cette réunion étant privée - la FFF se réserverait le droit le porter plainte contre X, selon une source proche du dossier.

