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Économie - Liban - Bilan

Saison 2011 : bilan mitigé pour les stations hivernales

Après une saison morose l'an dernier pour les commerces et les établissements vivant des sports d'hiver, la saison 2011 s'est montrée plus clémente. Néanmoins, le contexte actuel dans les pays arabes a apporté son lot de tracas : baisse de la fréquentation touristique et renchérissement des prix des carburants.

Les prix des carburants n’ont cessé de grimper depuis des mois, augmentant les coûts d’exploitation et de maintenance.

L'an dernier, l'absence de neige s'était cruellement fait sentir. Les professionnels et les stations, qui attendent la saison hivernale pour rentabiliser leurs investissements et engranger une grande partie de leurs revenus annuels, avaient déploré une saison médiocre pour les uns et un manque à gagner parfois lourd pour les autres.
Cette année, la neige était au rendez-vous dans la plupart des stations du pays. Les touristes et les skieurs l'étaient-ils de leur côté ? Les pertes ou le manque à gagner occasionnés l'an dernier ont-ils pu être amortis en 2011 ? Les avis sont, au mieux, partagés.

Le tourisme affecté par la crise dans les pays arabes
« La saison était catastrophique », affirme d'emblée le responsable d'un établissement hôtelier proche de la station de Laqlouq, sans toutefois se prononcer sur les pertes exactes de son établissement ou celles de la station. « Le réchauffement climatique a tué la saison (...). Nous avons été beaucoup plus affectés par la fonte prématurée des neiges que d'autres complexes plus en altitude. Je peux seulement dire que nous avons eu seulement deux semaines très actives durant toute la saison. » Des responsables d'autres stations, moins affectées par les changements climatiques, ont toutefois indiqué que si la neige était au rendez-vous, cela n'a malheureusement pas suffi à garantir une bonne saison.
Plusieurs facteurs ont, en effet, négativement affecté les affaires ; la crise dans les pays arabes, secoués par des vagues de contestation sans précédent, a notamment porté un coup à l'activité touristique, contribuant, par la même occasion, au renchérissement des prix des carburants et, par conséquent, des coûts de maintenance ...

Des indicateurs sans appel
Ainsi, au niveau du secteur touristique, les chiffres les plus récents de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) ont indiqué que près d'un million de passagers, toutes catégories confondues, ont transité par l'AIB au cours des trois premiers mois de l'année, un nombre en baisse de 5,1 % en comparaison avec la même période de l'an dernier. Quant à l'activité aérienne, elle a enregistré une baisse de 1,3 % au cours de la même période.
En parallèle, le taux d'occupation des hôtels à Beyrouth s'est élevé à 37,5 % en février, après avoir reculé déjà de plus de 20 % en janvier, selon une étude du cabinet Deloitte & Touche.
« La situation politique ici et dans les pays arabes a clairement affecté notre chiffre d'affaires et celui de la station », confirme un responsable opérant au sein d'un hôtel de prestige aux abords des Cèdres. « Une grande partie de nos clients fréquentant les pistes de ski (et l'hôtel) provient des pays arabes, ou encore de la diaspora libanaise expatriée au Golfe (...). Or nous avons remarqué cette année un très net recul de ces catégories, heureusement compensé par une hausse du nombre des clients résidant au Liban », ajoute-t-il.
Une source proche de la station de Mzaar indique pour sa part ne pas avoir constaté de baisse de fréquentation significative, mais ne se réjouit pas pour autant d'un chiffre d'affaires conséquent pour la station ou les commerces à proximité. « La saison 2011 était certes un peu mieux (en comparaison avec l'an dernier). Nous sommes revenus à la normale (...) Malheureusement, et c'est à croire que le sort s'acharne contre nous, nous avons eu affaire au renchérissement des prix du matériel de location (majoritairement en euros), et à la flambée des prix des carburants (...). Les pistes de Mzaar dépendent en effet de plusieurs générateurs électriques alimentés au mazout pour pouvoir être opérationnelles en permanence durant la saison », souligne-t-il.
Rappelons que les prix des carburants n'ont cessé de grimper depuis des mois, dépassant largement la barre des 100 dollars sur fond de craintes sur les approvisionnements, dues aux tensions persistantes au Moyen-Orient.
Les perspectives demeurent donc incertaines pour les établissements touristiques, stations d'hiver et autres commerçants dont les sports d'hiver représentent le gagne-pain principal. L'apparition de nouveaux conflits dans la région ou leur enlisement, le renchérissement accru des prix des carburants ou encore une saison 2010-bis pourraient bien signifier la clé sous la porte pour certains complexes hivernaux.
L'an dernier, l'absence de neige s'était cruellement fait sentir. Les professionnels et les stations, qui attendent la saison hivernale pour rentabiliser leurs investissements et engranger une grande partie de leurs revenus annuels, avaient déploré une saison médiocre pour les uns et un manque à gagner parfois lourd pour les autres. Cette année, la neige était au rendez-vous dans la plupart des stations du pays. Les touristes et les skieurs l'étaient-ils de leur côté ? Les pertes ou le manque à gagner occasionnés l'an dernier ont-ils pu être amortis en 2011 ? Les avis sont, au mieux, partagés. Le tourisme affecté par la crise dans les pays arabes« La saison était catastrophique », affirme d'emblée le responsable d'un établissement hôtelier proche de la station de Laqlouq, sans toutefois se prononcer sur les pertes...
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