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Culture - Théâtre

"Noli me tangere", une ébouriffante tragi-comédie biblique à Paris

Le Christ "ressusciteur" et son cousin Jean-Baptiste, "le Prophète", sèment le trouble au royaume d'Hérode, placé sous le joug des Romains : la comédie biblique "Noli me tangere" mêle rire et tragique dans un ébouriffant cocktail jusqu'au 22 mai à Paris.

"Noli me tangere" ("Ne me touche pas" en latin) est le fil conducteur de toute la pièce, où abondent les phrases historiques célèbres et les clins d'oeil, notamment à Shakespeare.

Donné à l'Odéon-Théâtre, dans la salle des ateliers Berthier à Paris, la nouvelle pièce écrite et mise en scène par Jean-François Sivadier mélange personnages historiques et inventés dans une action foisonnante et un décor de bric et de broc.
"J'ai voulu que ce spectacle soit très choral, parce que j'aime cette idée, au théâtre, d'un groupe emporté dans un mouvement", explique Jean-François Sivadier. "Et dans la pièce, personne ne contrôle rien: même les figures du pouvoir comme Pilate ou Hérode sont totalement dépassées par la situation politique et religieuse."
"Noli me tangere" ("Ne me touche pas" en latin) est une pièce où, précise la plaquette de présentation avec des accents quasi shakespeariens, "tous jouent mais dont nul ne connaît ou ne peut déchiffrer le titre". Elle a aussi des accents d'une grande modernité.
Ignorant le rôle qu'il jouera dans l'Histoire, Ponce Pilate, interprété par l'impressionnant Nicolas Bouchaud, s'adresse d'emblée aux spectateurs dans un discours où il justifie "une bavure": la répression contre "des enragés qui parlent de Rome comme du mal absolu". La transposition est aisée, comme celle du récit poignant d'un jeune habitant de la Judée occupée racontant l'infamie: l'Aigle de César apposé sur le temple, "la salissure", à laquelle il dit "non".
Figure clé qui fait basculer l'Histoire, la jeune princesse Salomé, blouson de cuir, bottines et sac à dos, revient au pays après dix ans passés à Rome à étudier, tandis que le "Prophète" Jean-Baptiste prêche dans le désert l'avènement d'"une communauté sans autorité". "Une espèce d'illuminé dans le désert toutes les nuits qui fait le pitre devant 50 personnes", commente Hérode à propos de ce dernier.
"Moi aussi, je peux prophétiser Heureux les éleveurs de poulet ils boufferont des omelettes", commente son épouse Hérodias, surnommée "la grande autruche", au franc parler bien trempé, un fume-cigarette à la main.
Une troupe de comédiens amateurs jouera pour l'anniversaire du roi le miracle du "fils à Joseph" qui a ressuscité "la fille à Jaïre". "Il lui dit lève-toi et hop", racontent-ils. Une crainte rôde, celle d'être "crucifixié (sic)" par les Romains.
Quant à l'ange Gabriel, doté de grandes ailes blanches, d'une trompette et d'une jupette par dessus son justaucorps et ses leggings, il a oublié le message qu'il devait annoncer. Et il rêve d'être libéré de sa prison, l'éternité.
"Noli me tangere" est le fil conducteur de toute la pièce, où abondent les phrases historiques célèbres et les clins d'oeil, notamment à Shakespeare. Car Hérode veut toucher Salomé, qui veut toucher Iokanaan, Jean-Baptiste le Prophète, qui ne le souhaite pas ... jusqu'à l'explosion finale.
Donné à l'Odéon-Théâtre, dans la salle des ateliers Berthier à Paris, la nouvelle pièce écrite et mise en scène par Jean-François Sivadier mélange personnages historiques et inventés dans une action foisonnante et un décor de bric et de broc."J'ai voulu que ce spectacle soit très choral, parce que j'aime cette idée, au théâtre, d'un groupe emporté dans un mouvement", explique Jean-François Sivadier. "Et dans la pièce, personne ne contrôle rien: même les figures du pouvoir comme Pilate ou Hérode sont totalement dépassées par la situation politique et religieuse.""Noli me tangere" ("Ne me touche pas" en latin) est une pièce où, précise la plaquette de présentation avec des accents quasi shakespeariens, "tous jouent mais dont nul ne connaît ou ne peut déchiffrer le titre". Elle a aussi des accents...
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