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Liban

Discordances dans les milieux aounistes au sujet de l’Intérieur

Des discordances sont apparues hier dans la position affichée par les milieux du Bloc du changement et de la réforme (aouniste) au sujet du sort du ministère de l'intérieur, disputé actuellement entre le président de la République, Michel Sleiman, et le chef du bloc, le général Michel Aoun.
Niant l'existence de tout nouveau développement au sujet des tractations en vue de la formation du gouvernement, le député Ziyad Assouad (Jezzine) a souligné qu'il n'était pas « sain de parler de concessions au sujet du portefeuille de l'Intérieur ».
« Le mot concessions ou reculade n'existe pas », a ajouté M. Assouad, préconisant « une répartition authentique des ministères en fonction du poids des blocs parlementaires, si l'on veut faire preuve de sérieux devant l'opinion publique libanaise ».
« Nonobstant les positions des autres et les contradictions dont ils font preuve, la nôtre est claire et nous ne nous écarterons pas de nos principes », a-t-il dit, avant de lancer : « Le portefeuille de l'Intérieur est toujours du droit du bloc et nous ne le céderons pas. »
Ce n'est pas tout à fait la même position qu'a exprimée pour sa part le ministre sortant du Tourisme, Fady Abboud. Selon lui, les informations faisant état de progrès dans les tractations entrent dans le cadre de « fuites selon lesquelles le ministère de l'Intérieur pourrait revenir à une personnalité neutre ».
La position du général Aoun à ce sujet est « en cours d'examen », a assuré M. Abboud, qui a toutefois souligné que le ministère de l'Intérieur « n'est pas le seul nœud » qui entrave la formation du cabinet.
Du côté du 14 Mars, le député Kataëb Élie Marouni s'est inscrit en faux au sujet des informations selon lesquelles le chef de l'État aurait accepté de céder l'Intérieur.
« Le président Sleiman est attaché à ce portefeuille pour des raisons qui le poussent à maintenir son contrôle sur les dossiers sécuritaires et pour maintenir l'Intérieur à l'écart de la polarisation politique et de la monochromie en cas de formation du gouvernement », a ajouté M. Marouni.
Enfin, plus globalement, le secrétaire général du Renouveau démocratique, Antoine Haddad, a estimé que « la détérioration de la situation économique et sociale, la dégradation sécuritaire, le recul du prestige de l'État et l'extension de la culture de l'illégalité, sans parler de l'inquiétude quant aux répercussions des développements dans la région, et en particulier en Syrie, imposent de tourner immédiatement la page du projet de gouvernement monochrome ».
« Il faut ouvrir des canaux de communication et de dialogue national et s'orienter vers la mise en place d'un cabinet d'union nationale, dont le besoin est aujourd'hui plus fort qu'auparavant », a ajouté M. Haddad.
« Le Liban a besoin, dans ces circonstances exceptionnelles, d'un parapluie de protection qu'aucun camp ne peut assurer tout seul », a-t-il dit.
Des discordances sont apparues hier dans la position affichée par les milieux du Bloc du changement et de la réforme (aouniste) au sujet du sort du ministère de l'intérieur, disputé actuellement entre le président de la République, Michel Sleiman, et le chef du bloc, le général Michel Aoun.Niant l'existence de tout nouveau développement au sujet des tractations en vue de la formation du gouvernement, le député Ziyad Assouad (Jezzine) a souligné qu'il n'était pas « sain de parler de concessions au sujet du portefeuille de l'Intérieur ».« Le mot concessions ou reculade n'existe pas », a ajouté M. Assouad, préconisant « une répartition authentique des ministères en fonction du poids des blocs parlementaires, si l'on veut faire preuve de sérieux devant l'opinion publique libanaise ».« Nonobstant les...
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