Lors de son point de presse d'hier, le porte-parole du Quai d'Orsay, M. Bernard Valéro, a réaffirmé la position de la France concernant les délais apportés à la formation d'un nouveau gouvernement libanais tout en démentant implicitement une information parue dans un grand journal koweïtien affirmant que la France avait conseillé au Premier ministre désigné, Nagib Mikati, de se récuser.
« Il n'y a pas d'évolution dans notre position », a dit M. Valéro, qui a ajouté : « Nous avons un principe et une attente : le principe est que c'est aux Libanais de décider. C'est évidemment trop d'égard que nous réserve ce grand journal du Koweït, mais je crois qu'il est important de rappeler ce principe. Notre attente, c'est que cette constitution du gouvernement puisse intervenir sans qu'il y ait trop de temps perdu pour le Liban. »
Des milieux parlementaires et gouvernementaux français continuaient hier à exprimer une certaine inquiétude face à la longue attente dans la mise sur pied du nouveau gouvernement libanais « à un moment, a déclaré un député ami du Liban, où la crise sociale s'aggrave, entraînant des incidents dans certaines régions de la périphérie de Beyrouth et en province ».
« Pour mettre fin à cette dégradation de la situation qui peut dégénérer à tout moment, a ajouté ce député, il faut que toutes les parties libanaises mettent de côté leurs querelles pour que le président Mikati, qui bénéficie de la confiance de plus d'un responsable français, puisse former une équipe ministérielle dans les plus brefs délais. »

