Vue de la réunion de la commission des Droits de l’homme.
Une source sécuritaire a affirmé à l'agence al-Markaziya que « des mesures ont été prises pour mettre fin à la révolte des prisonniers ». Elle a ajouté que « le fait de prendre le contrôle total de la prison nécessite un certain temps ». Elle a également indiqué que « la situation logistique au sein de la prison n'est pas saine, depuis la destruction programmée de certaines ailes de la prison, lors de la mutinerie qui a eu lieu il y a trois semaines ». Elle a enfin précisé que « les fauteurs de troubles seront convoqués pour les besoins de l'enquête, sur ordre de la justice ».
Selon un communiqué des FSI, « l'incident a débuté à 23h30, dans la nuit du 25, lorsque des détenus du bâtiment D de la prison de Roumieh, abritant des prisonniers en attente de jugement, ont mis le feu à leurs cellules ». « Ces derniers entendaient protester contre une intoxication collective, qui a touché 25 détenus », dit le communiqué. Six d'entre eux, gravement atteints, ont même été transportés à l'hôpital Dahr el-
Bachek. Le communiqué précise que « la révolte s'est propagée au bâtiment B, où des détenus ont brûlé et saccagé leurs cellules, certains allant même jusqu'à menacer d'autres détenus ». C'est vers 4h15 que les FSI ont intervenu, indique encore le communiqué. Une intervention qui a fait un blessé qui a été transporté à l'hôpital. Toujours selon le communiqué des FSI, « le prisonnier R.K. a été blessé alors qu'il résistait contre la troupe d'intervention et qu'il menaçait ses éléments ».
De son côté, l'aumônier des prisons, le père Marwan Ghanem, a observé que la mutinerie a commencé suite à un « malentendu » entre les services de sécurité et les détenus du bâtiment D. Ce qui a poussé les détenus à prendre en otage un agent sécuritaire. Le père Ghanem a précisé que la révolte dans le bâtiment D a duré jusqu'à deux heures du matin, avant de se propager au bâtiment B. L'incident a été circonscrit vers 6 heures du matin. Heure à laquelle l'agent retenu en otage n'avait pas encore été relâché, selon l'aumônier.
C'est dans cet état des lieux que s'est réunie hier la commission parlementaire des Droits de l'homme, sous la présidence du député Michel Moussa, pour évoquer le dossier des prisons et des conditions de détention. La réunion s'est tenue en présence des députés Ghassan Moukheiber, Nawwar Sahili, Élie Keyrouz, Kassem Hachem, Marwan Farès et Atef Majdalani. Étaient également présents, la ministre d'État Mona Afeiche, le père Marwan Ghanem, ainsi que des représentants de l'ordre des avocats de Beyrouth, de la Croix-Rouge libanaise et de la société civile.


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