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Liban - Onu

Le Hezbollah entraîne l’opposition bahreïnie au Liban, accuse Manama

Bahreïn accuse le Hezbollah de « comploter » pour renverser la famille régnante al-Khalifa à Manama. Dans un rapport confidentiel de treize pages adressé il y a une semaine au secrétaire général de l'ONU, les autorités de Bahreïn accusent le Hezbollah, avec le soutien de l'Iran, de chercher à renverser la famille régnante de la petite île, permettant ainsi l'escalade de la guerre froide entre les États arabes sunnites et les courants chiites pro-iraniens dans ces États.
Le rapport fait état d'activités du Hezbollah dont notamment la formation et l'entraînement de groupes appartenant à l'opposition chiite bahreïnie dans des camps d'entraînement au Liban et en Iran. « Plusieurs actes de terrorisme perpétrés à Bahreïn ont révélé (après enquête) que de nombreux chiites de Bahreïn ont reçu une formation militaire du Hezbollah au Liban », indique le rapport. « Des témoignages confirment que les éléments bahreïnis sont formés dans des camps du Hezbollah spécifiquement créés pour former les activistes du Golfe », note le document.
Selon le Wall Street Journal, « les responsables américains ont relevé des communications entre l'Iran, le Hezbollah et les groupes de l'opposition depuis le début du soulèvement en février dernier. Le département d'État américain a souligné de son côté qu'il estime que les protestations à Bahreïn sont nées à partir de demandes légitimes de l'opposition pour davantage de droits politiques, plutôt que d'être orchestrées par Téhéran ».

Lettres de l'Iran à l'ONU
Dans trois lettres identiques datées du 15 avril, adressées au secrétaire général, au président de l'Assemblée générale et au président du Conseil de sécurité par le chargé d'affaires par intérim de la mission permanente de la République islamique d'Iran auprès de l'ONU, Eshagh al-Habib écrit : « La situation au royaume de Bahreïn préoccupe gravement le peuple et le gouvernement de la République islamique d'Iran. Étant donné que mon pays, qui est situé au voisinage immédiat de Bahreïn, jouit d'affinités historiques et culturelles très anciennes et profondes avec son peuple, nous ne pouvons rester indifférents face à une situation qui peut dégénérer et déstabiliser toute la région du golfe Persique, avec des répercussions sur la région plus vaste du Moyen-Orient, voire au-delà. La vive inquiétude ressentie dans mon pays s'explique par plusieurs incidents regrettables qui se sont déroulés à Bahreïn et qui sont brièvement exposés dans ces lettres. » L'ambassadeur Habib a « rejeté catégoriquement les tentatives désespérées des autorités bahreïnies, qui cherchent à impliquer mon gouvernement dans une situation provoquée par les seules bévues et erreurs d'appréciation... ». En outre, ajoute-t-il, aucune accusation ne peut faire oublier le fait que des manifestants non armés sont soumis à des violations des droits de l'homme... « Il note que la communauté internationale doit prendre la peine de respecter les souhaits de l'écrasante majorité des Bahreïnis et faire tout son possible pour aider à répondre à leurs aspirations légitimes. » « Tout en s'employant à exiger des autorités bahreïnies qu'elles honorent leurs obligations juridiques internationales, elle ne devrait pas tolérer les mesures qui peuvent conduire à l'aliénation des Bahreïnis », conclut-il.
Cette situation a-t-elle attiré l'attention particulière de Ban Ki-moon ? À cette question, Matin Nesirky, porte parole de Ban Ki-moon, répond à L'Orient-Le Jour : « Comme vous le savez, le secrétaire général de l'ONU a soulevé à maintes reprises la situation de Bahreïn avec les autorités bahreïnies. Tout récemment, lorsqu'il était à Doha pour la réunion du Groupe de contact sur la Libye, il a rencontré le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Khalid ben Ahmad ben Mohammad al-Khalifa. Le message du secrétaire général aux leaders de Bahreïn était extrêmement cohérent et plutôt fort. Je pense que vous comprenez parfaitement ce qu'il en est. Ce n'est pas à moi de caractériser ce que les interlocuteurs ont dit au secrétaire général. C'est aux autorités de Bahreïn d'en parler. » Et de conclure : « Depuis le début des événements importants dans la région, le secrétaire général a exprimé un message cohérent et de principe appelant pour le respect des droits et libertés fondamentaux et encourager le dialogue sur les réformes politiques, économiques et sociales réelles. S'agissant de la situation à Bahreïn, le secrétaire général a appelé les autorités de Bahreïn à faire preuve de retenue et à éviter l'usage excessif de la force. Il a également souligné qu'il attend des autorités de Bahreïn et des forces de sécurité du CCG à agir en conformité avec des normes internationales pertinentes et des normes en matière de droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le secrétaire général est fermement convaincu que la sécurité et la stabilité ne peuvent être atteintes que par le dialogue et un processus politique qui répond aux aspirations de toutes les personnes de Bahreïn. »
Bahreïn accuse le Hezbollah de « comploter » pour renverser la famille régnante al-Khalifa à Manama. Dans un rapport confidentiel de treize pages adressé il y a une semaine au secrétaire général de l'ONU, les autorités de Bahreïn accusent le Hezbollah, avec le soutien de l'Iran, de chercher à renverser la famille régnante de la petite île, permettant ainsi l'escalade de la guerre froide entre les États arabes sunnites et les courants chiites pro-iraniens dans ces États.Le rapport fait état d'activités du Hezbollah dont notamment la formation et l'entraînement de groupes appartenant à l'opposition chiite bahreïnie dans des camps d'entraînement au Liban et en Iran. « Plusieurs actes de terrorisme perpétrés à Bahreïn ont révélé (après enquête) que de nombreux chiites de Bahreïn ont reçu une formation...
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