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Liban

« Réintégrer le giron de l’État, aux conditions de l’État », préconise Siniora

L'ancien Premier ministre Fouad Siniora a plaidé pour « une fermeté totale et constante » de la part des pouvoirs publics pour « empêcher toute atteinte, quelle qu'elle soit et quel qu'en soit l'auteur ».
« Tous ceux qui commettent ces violations, les encouragent ou ferment les yeux à leur égard offrent à leurs compatriotes un cadeau empoisonné. Ce sont les fondements sur lesquels le Liban est édifié que l'on touche ainsi », a aussi lancé M. Siniora dans une déclaration à la presse lors d'une tournée à Saïda avec le président du conseil municipal de cette ville, Mohammad Saoudi.
« Que nul ne croit avoir gagné quelque chose en se disant capable d'avoir violé une propriété publique ou privée, car le violateur en payera le prix lui-même à moyen ou à long terme », a-t-il dit.
M. Siniora a également appelé « ceux qui affirment tout haut qu'il faut mettre un terme aux atteintes, mais pensent tout bas différemment et donnent le feu vert aux contrevenants » à considérer qu'il est « de l'intérêt de tous de respecter la loi ».
« L'expérience nous a appris que tout ce qui nuit à l'État ou qui l'affaiblit nuit aussi à tous les citoyens. Nous n'avons le choix que de réintégrer le giron de l'État, et à ses conditions », a-t-il encore lancé.
De son côté, le député Ahmad Fatfat a affirmé que ce qui se passe en matière de violation des biens publics « est beaucoup plus grand que ce qui est dit dans les médias, surtout dans les environs de l'aéroport. Pessimiste, M. Fatfat a estimé que ces atteintes s'arrêteront provisoirement et reprendront ultérieurement.
L'ancien député Moustapha Allouche a relevé que « les auteurs des violations sont les forces de facto (le Hezbollah et Amal) dans les régions où les heurts se sont produits ». « Voilà l'un des plus importants résultats de l'absence de l'État », a-t-il dit.
Le député Salim Salhab, du Bloc du changement et de la réforme, a souligné « la nécessité d'une application de la loi à tout le monde, à n'importe quel prix », et demandé aux autorités concernées de « prendre les mesures adéquates afin d'interdire toute contagion à d'autres régions des atteintes aux biens domaniaux et communaux ».
Justifiant l'action des forces de l'ordre à l'encontre des contrevenants, il a noté que « les affrontements ont été violents », mais que « les policiers n'ont pas eu immédiatement recours à la force et qu'ils ont d'abord essayé de parlementer. Les habitants n'ayant pas répondu positivement, les policiers ont dû alors recourir à l'escalade ».
Pour M. Salhab, « certains habitants ont supposé que les forces de l'ordre étaient incapables de s'imposer face aux Sudistes. Mais les incidents ont prouvé que ces forces disposaient de ce droit et qu'elles bénéficiaient d'une couverture politique à cet effet ».
Son collègue Naji Gharios a vu dans les incidents des derniers jours, qu'il s'agisse de la prison de Roumieh ou de l'affaire des biens domaniaux, « une preuve de négligence de la part des forces de l'ordre ».
À signaler enfin que le journal koweitien al-Ra'ï a estimé, en citant des observateurs, que les incidents en relation avec les atteintes aux biens domaniaux entrent dans le cadre d' « un feuilleton aux épisodes non liés les uns aux autres en apparence, mais qui visent tous à nuire au prestige de l'État et des forces de l'ordre ».
Selon le journal, les agressions subies par ces dernières « ont pris une portée très grave qui reflète la présence d'un plan organisé visant à empêcher ces forces de mettre en œuvre les tâches qui leur sont confiées ».
L'ancien Premier ministre Fouad Siniora a plaidé pour « une fermeté totale et constante » de la part des pouvoirs publics pour « empêcher toute atteinte, quelle qu'elle soit et quel qu'en soit l'auteur ».« Tous ceux qui commettent ces violations, les encouragent ou ferment les yeux à leur égard offrent à leurs compatriotes un cadeau empoisonné. Ce sont les fondements sur lesquels le Liban est édifié que l'on touche ainsi », a aussi lancé M. Siniora dans une déclaration à la presse lors d'une tournée à Saïda avec le président du conseil municipal de cette ville, Mohammad Saoudi.« Que nul ne croit avoir gagné quelque chose en se disant capable d'avoir violé une propriété publique ou privée, car le violateur en payera le prix lui-même à moyen ou à long terme », a-t-il dit.M. Siniora a également...
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