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Liban - Solidarité

Brave Heart Fund, une association qui a du cœur

Brave Heart Fund aide financièrement les familles démunies confrontées aux maladies cardiaques congénitales. En tout, plus de 1 000 enfants ont pu être opérés depuis la création de l'association en novembre 2003.

Un nourrisson juste avant le début de l’intervention chirurgicale.

À l'origine, il y a deux mamans. Elles découvrent un jour que leurs enfants sont atteints d'une malformation cardiaque congénitale. Une situation somme toute banale, un nouveau-né sur 100 en étant affecté, mais non moins traumatisante. Pour elles, l'histoire finit bien. Après avoir cherché le meilleur hôpital et les meilleurs spécialistes pour soigner leurs petits au Liban, ceux-ci sont traités et vivent une vie tout à fait normale. Pourtant, les deux mères découvrent l'injustice face à la maladie : 70 % des nourrissons atteints d'une telle malformation meurent avant un an s'ils ne reçoivent pas les soins adéquats. C'est la plus grande cause de décès chez les bébés. Armées de leur bonne volonté et de leur courage, Riham Kosta Serhan et Joumana Ghandour Atallah décident alors de créer, avec l'aide du Dr Bitar, l'association Brave Heart Fund. Son unique objectif : « Qu'aucun enfant ne meure d'une malformation cardiaque faute de moyens nécessaires pour le soigner. » Sept ans plus tard, plus de 1 200 enfants ont pu être opérés grâce à l'aide de l'association.
« Nous nous chargeons d'apporter les fonds nécessaires pour les opérations cardiaques aux familles dépourvues de moyens. Parfois, nous les finançons entièrement, parfois juste en partie. En effet, les familles peuvent recevoir dans certains cas des aides de l'État », explique Joumana, une des deux fondatrices de Brave Heart. « Nous voulons donner les mêmes chances à tous les enfants face à la maladie. Qu'ils soient libanais, palestiniens, syriens, musulmans ou chrétiens, peu importe. L'essentiel, c'est qu'ils puissent avoir accès aux soins. Le plus souvent, c'est une question de vie ou de mort. » Cette femme énergique aux yeux verts poursuit : « Nous avons d'ailleurs choisi de travailler avec l'hôpital américain de Beyrouth (AUH) car c'est une institution laïque qui n'est rattachée à aucune confession en particulier. »
Depuis 2003, le nombre d'enfants aidés par Brave Heart Fund n'a cessé d'augmenter. À cela, on peut trouver deux raisons. D'une part, les campagnes de sensibilisation se sont montrées efficaces, et de plus en plus de malformations cardiaques sont décelées à temps, même dans les villages les plus isolés du pays. D'autre part, les gens ont moins de moyens pour payer une opération souvent très coûteuse. Aujourd'hui, ce sont près de 300 enfants qui sont aidés chaque année, sachant qu'un cas coûte entre 6 000 et 15 000 dollars. Le budget total de l'association est d'un million de dollars par an.
En tout, une dizaine de volontaires bénévoles œuvrent pour l'association. Leurs prochains défis : organiser une collecte de fonds à Dubaï en mai et préparer le marathon de Beyrouth. Toujours aussi enthousiaste depuis 2003, Joumana confie : « Nous avons reçu énormément d'aides pour notre association. Au-delà des dons, il y a toutes les aides en nature comme cette agence de publicité qui réalise nos campagnes de sensibilisation gratuitement... »
Joumana rappelle : « Ce qui nous motive toujours année après année, c'est de constater que notre action peut avoir un impact vital ». Le cœur d'un nourrisson n'est pas plus gros qu'une cerise, mais dans la très grande majorité des cas, une malformation se soigne très bien.
À l'origine, il y a deux mamans. Elles découvrent un jour que leurs enfants sont atteints d'une malformation cardiaque congénitale. Une situation somme toute banale, un nouveau-né sur 100 en étant affecté, mais non moins traumatisante. Pour elles, l'histoire finit bien. Après avoir cherché le meilleur hôpital et les meilleurs spécialistes pour soigner leurs petits au Liban, ceux-ci sont traités et vivent une vie tout à fait normale. Pourtant, les deux mères découvrent l'injustice face à la maladie : 70 % des nourrissons atteints d'une telle malformation meurent avant un an s'ils ne reçoivent pas les soins adéquats. C'est la plus grande cause de décès chez les bébés. Armées de leur bonne volonté et de leur courage, Riham Kosta Serhan et Joumana Ghandour Atallah décident alors de créer, avec l'aide du Dr Bitar,...
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