Un nourrisson juste avant le début de l’intervention chirurgicale.
« Nous nous chargeons d'apporter les fonds nécessaires pour les opérations cardiaques aux familles dépourvues de moyens. Parfois, nous les finançons entièrement, parfois juste en partie. En effet, les familles peuvent recevoir dans certains cas des aides de l'État », explique Joumana, une des deux fondatrices de Brave Heart. « Nous voulons donner les mêmes chances à tous les enfants face à la maladie. Qu'ils soient libanais, palestiniens, syriens, musulmans ou chrétiens, peu importe. L'essentiel, c'est qu'ils puissent avoir accès aux soins. Le plus souvent, c'est une question de vie ou de mort. » Cette femme énergique aux yeux verts poursuit : « Nous avons d'ailleurs choisi de travailler avec l'hôpital américain de Beyrouth (AUH) car c'est une institution laïque qui n'est rattachée à aucune confession en particulier. »
Depuis 2003, le nombre d'enfants aidés par Brave Heart Fund n'a cessé d'augmenter. À cela, on peut trouver deux raisons. D'une part, les campagnes de sensibilisation se sont montrées efficaces, et de plus en plus de malformations cardiaques sont décelées à temps, même dans les villages les plus isolés du pays. D'autre part, les gens ont moins de moyens pour payer une opération souvent très coûteuse. Aujourd'hui, ce sont près de 300 enfants qui sont aidés chaque année, sachant qu'un cas coûte entre 6 000 et 15 000 dollars. Le budget total de l'association est d'un million de dollars par an.
En tout, une dizaine de volontaires bénévoles œuvrent pour l'association. Leurs prochains défis : organiser une collecte de fonds à Dubaï en mai et préparer le marathon de Beyrouth. Toujours aussi enthousiaste depuis 2003, Joumana confie : « Nous avons reçu énormément d'aides pour notre association. Au-delà des dons, il y a toutes les aides en nature comme cette agence de publicité qui réalise nos campagnes de sensibilisation gratuitement... »
Joumana rappelle : « Ce qui nous motive toujours année après année, c'est de constater que notre action peut avoir un impact vital ». Le cœur d'un nourrisson n'est pas plus gros qu'une cerise, mais dans la très grande majorité des cas, une malformation se soigne très bien.

