« Damas appelle... y aura-t-il une réponse ? », lit-on sur cette banderole exposée devant le siège du Hezb el-Tahrir à Tripoli. Le parti appelle à une manifestation contre le régime syrien vendredi.
Les responsables sécuritaires du Nord ont demandé aux manifestants « de se suffire d'un rassemblement dans une salle fermée ou dans une place bien déterminée, après une coordination avec les forces de l'ordre et les militaires, afin de préserver la paix civile à Tripoli et au Nord, et parce que la date coïncide avec celle du vendredi saint chez les communautés chrétiennes ».
En réponse à cette décision, Hezb el-Tahrir a considéré dans un communiqué que « les tentatives d'interdire cette manifestation de soutien à Damas est de caractère politique et elle est illégale ». Le communiqué assure que « le parti a présenté une demande d'autorisation le 18 avril et possède les documents qui le prouvent ». Le parti a critiqué « les déclarations politiques subjectives visant à mener campagne contre la manifestation et le parti, ce qui discrédite cette décision d'interdiction ».
Sur le même plan, les services de renseignements de l'armée ont arrêté à Abdeh, dans le Akkar, quatre membres du parti Tahrir. Les quatre personnes se trouvaient dans deux voitures dont l'une était dotée d'un haut-parleur. Elles appelaient à la participation à la manifestation contre le régime syrien prévue vendredi.
Signalons enfin que les mouvements prosyriens de Tripoli avaient également envisagé de manifester vendredi en soutien au régime du Baas sur les bords du Barada. Mais cette manifestation a également été interdite par les autorités.
Démenti des Kataëb
Par ailleurs, le parti Kataëb a démenti, dans un communiqué publié hier, toute implication dans l'appel à cette manifestation à Tripoli. Il a démenti l'information colportée par des tracts distribués à Tripoli, et portant les signatures des Kataëb, du Courant du futur, des Forces libanaises (FL) et du Parti national libéral (PNL). Dans son communiqué, le parti Kataëb affirme que « sa position par rapport aux événements en Syrie est claire et déclarée », et met en garde contre « l'évocation du parti dans un communiqué qui n'est pas publié par lui ».

