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Liban

Affaire Jarrah : La Syrie prépare un dossier judiciaire, selon Nasri Khoury

Au moment où le 14 Mars mettait en garde les Libanais contre toute implication dans un nouveau plan visant à semer la discorde entre eux, le secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien, Nasri Khoury, annonçait que la Syrie préparait un dossier judiciaire dans l'affaire Jarrah.
Dans une déclaration à la NBN, M. Khoury a indiqué que la question des accusations portées par Damas contre M. Jarrah de financer les mouvements de protestation en Syrie comporte deux volets, judiciaire et de sécuriré. Sur le plan de la sécurité, « des mesures ont déjà été appliquées au niveau des frontières », a-t-il expliqué, précisant que sur le plan judiciaire, il a pris contact avec le procureur général Saïd Mirza, qui lui a assuré que la justice libanaise ne pouvait pas se saisir du dossier. Selon M. Khoury, les autorités judiciaires syriennes sont en train d'élaborer un dossier complet qu'elles comptent soumettre « conformément aux règles en vigueur » aux autorités libanaises.
Le secrétariat général du 14 Mars qui a tenu hier une réunion en son siège à Achrafieh, s'est arrêté sur les accusations de Damas. Il a relevé dans son communiqué que « depuis que les protestations populaires ont commencé en Syrie, les autorités de ce pays se sont empressées de crier au complot et leur télévision, tout comme leur ambassadeur à Beyrouth, ont lancé une campagne diffamatoire contre le Courant du futur, l'accusant d'intervenir dans leurs affaires allant même jusqu'à accuser le député Jamal Jarrah de financer des réseaux de saboteurs ».
Selon le texte, « le Hezbollah a vu dans la campagne syrienne l'occasion rêvée pour attaquer le Courant du futur dans une tentative de régler ses comptes avec le 14 Mars qui réclame la suppression des armes illégales et de couvrir les nombreuses crises dans lesquelles il se débat ».
Le 14 Mars a ensuite insisté sur le fait qu'il représente « un mouvement politique populaire, pacifique et civil, solidaire avec le Courant du futur et le député Jarrah », avant de mettre en garde les Libanais contre toute implication dans un nouveau plan visant à semer la discorde entre eux.
Appelant au respect de la souveraineté libanaise et des immunités parlementaires, il a mis l'accent sur la responsabilité qui incombe au Parlement pour défendre M. Jarrah et réaffirmé qu'il refuse toute forme d'ingérence dans les affaires d'autrui et qu'il croit que « les peuples sont capables, par leurs forces propres, d'obtenir la liberté ». Le 14 Mars a aussi fait assumer au Hezbollah la responsabilité politique et de sécurité « qui pourrait découler de ses tentatives de jouer avec le feu ». Il a également invité l'État à assumer ses responsabilités, estimant que « si la neutralité est inacceptable dans les questions en rapport avec la sécurité, le parti pris n'y est pas non plus toléré ».
Après avoir attiré l'attention des États arabes « sur la complot dangereux qui menace le Liban », le 14 Mars a indiqué que « les tentatives répétées de porter atteinte à la sécurité, en commençant par le rapt des cyclistes estoniens pour arriver aux empiètements sur les terrains publics, le poussent à réaffirmer une fois de plus son attachement à l'État ».
Plusieurs autres représentants du 14 Mars ont dénoncé les accusations syriennes, tout en reprochant au président de la Chambre, Nabih Berry, son silence, à l'ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, son discours « très peu diplomatique », ainsi que « les atermoiements » du ministre sortant des Affaires étrangères, Ali Chami, qui avait affirmé ne pas pouvoir convoquer le diplomate syrien en l'absence d'un gouvernement. Le député Ammar Houri lui a ainsi rappelé qu'il avait bien convoqué l'ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, après la chute du gouvernement pour protester contre une visite qu'elle avait rendue au député Nicolas Fattouche, avant les consultations parlementaires pour la nomination d'un nouveau Premier ministre.
Au moment où le 14 Mars mettait en garde les Libanais contre toute implication dans un nouveau plan visant à semer la discorde entre eux, le secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien, Nasri Khoury, annonçait que la Syrie préparait un dossier judiciaire dans l'affaire Jarrah.Dans une déclaration à la NBN, M. Khoury a indiqué que la question des accusations portées par Damas contre M. Jarrah de financer les mouvements de protestation en Syrie comporte deux volets, judiciaire et de sécuriré. Sur le plan de la sécurité, « des mesures ont déjà été appliquées au niveau des frontières », a-t-il expliqué, précisant que sur le plan judiciaire, il a pris contact avec le procureur général Saïd Mirza, qui lui a assuré que la justice libanaise ne pouvait pas se saisir du dossier. Selon M. Khoury, les...
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