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Économie - Automobile

PSA Peugeot Citroën mise gros sur la Chine

Pendant que Renault se tâte encore pour aller en Chine, son concurrent français PSA Peugeot Citroën veut accélérer son développement sur le premier marché automobile mondial devenu « la pierre angulaire » de sa stratégie d'internationalisation.
Signe de l'importance accordée à ce pays, c'est à Shanghai, capitale économique de la Chine, que PSA a dévoilé hier le nouveau modèle de Citroën, la DS5, à la veille de l'ouverture du Salon automobile.
« La Chine est la pierre angulaire de notre stratégie d'internationalisation », a déclaré le président de PSA Philippe Varin lors de la présentation de la nouvelle voiture.
Ce pays est devenu le deuxième marché le plus important pour le constructeur français, qui y a écoulé 376 000 véhicules l'an dernier. D'ici à 2020, PSA vise une part de marché de 8 % en Chine.
Pour y parvenir, PSA va s'appuyer sur sa coentreprise avec Dongfeng, DPCA, qui va être dotée d'une troisième usine, et sur la toute nouvelle conclue avec Changan, qui est encore en attente de l'approbation par les autorités chinoises.
Cette coentreprise « lancera en Chine la ligne DS Citroën puis une marque spécifique », a rappelé M. Varin.
Le groupe français va aussi renforcer les capacités de ses deux coentreprises, élargir sa gamme de produits avec le lancement de 12 nouveaux modèles sur cinq ans avec DPCA. Il a déjà implanté un centre de recherche et de développement à Shanghai et a intégré son directeur pour l'Asie, Grégoire Olivier, au directoire.
PSA fait partie des premiers groupes étrangers à s'être implantés en Chine au milieu des années 1980, mais n'a pas su tirer parti de cet avantage.
« Deux opérateurs historiques sur le marché chinois sont Citroën et Volkswagen » (VW), rappelle Bertrand Rakoto, analyste chez Polk. Mais ils ont connu des trajectoires bien différentes. VW - présent via différentes marques dont Audi - détient une part de marché de 16,8 %, contre seulement 3,3 % pour PSA.
« Citroën s'est pendant longtemps reposé sur ses lauriers », estime M. Rakoto, en s'appuyant essentiellement sur un seul modèle, la ZX.
« VW, plus tôt, s'est mis à faire des voitures pour les Chinois, par des Chinois », confirme Carlos Da Silva, analyste chez Global Insight à Paris. « Ce qu'a fait VW, PSA est tout juste en train de le faire », ajoute-t-il.
Une analyse partagée à demi-mot par M. Varin. « On a été les pionniers, mais la focalisation du groupe sur l'Europe a mobilisé les esprits. »
Même si le constructeur français met les bouchées doubles, avec le renforcement des capacités de ses deux coentreprises, rattraper son retard ne sera pas simple.
Car entre-temps, d'autres acteurs étrangers se sont solidement installés sur le marché. La Chine est devenue l'un des plus importants marchés pour les constructeurs allemands haut de gamme (Daimler, Porsche, Audi). Les Américains et les Japonais ne sont pas en reste, avec General Motors, Ford ou encore Nissan qui sont très bien implantés.
La présence de Renault au Salon de Shanghai est bien plus modeste, avec seulement un stand d'importateur et 14 700 véhicules écoulés l'an dernier en Chine.
Dans les années 2000, le deuxième constructeur français avait pourtant affiché sa volonté de conquérir la Chine en s'alliant à Dongfeng, mais ce projet a fait long feu avec l'arrivée de Carlos Ghosn à sa tête.
Si son PDG a redit récemment que « Renault ira en Chine, c'est sûr », il s'est bien gardé de donner une date et le plan stratégique du groupe à l'horizon 2016 ne contient aucun plan concret pour ce pays.
(Source : AFP)
Pendant que Renault se tâte encore pour aller en Chine, son concurrent français PSA Peugeot Citroën veut accélérer son développement sur le premier marché automobile mondial devenu « la pierre angulaire » de sa stratégie d'internationalisation.Signe de l'importance accordée à ce pays, c'est à Shanghai, capitale économique de la Chine, que PSA a dévoilé hier le nouveau modèle de Citroën, la DS5, à la veille de l'ouverture du Salon automobile.« La Chine est la pierre angulaire de notre stratégie d'internationalisation », a déclaré le président de PSA Philippe Varin lors de la présentation de la nouvelle voiture.Ce pays est devenu le deuxième marché le plus important pour le constructeur français, qui y a écoulé 376 000 véhicules l'an dernier. D'ici à 2020, PSA vise une part de marché de 8 % en...
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