De Rome, où il se trouve actuellement, le ministre sortant des Affaires sociales, Sélim Sayegh, a estimé que « l'opération de formation du gouvernement n'a rien d'intérieur ». Selon lui, il est « important de suivre de près les contacts syro-saoudiens qui pourraient évoluer dans un sens favorisant peut-être le renflouement d'un gouvernement de coalition qui contrôlera la situation locale et gérera la crise libanaise ».
Membre du bloc parlementaire Liban d'abord, M. Assem Araji s'est dit certain que ni M. Mikati ni quelqu'un d'autre ne pourra former un gouvernement en raison des troubles qui se produisent dans les pays arabes, alors que son collègue du Bloc du futur, Ammar Houri, accusait le 8 Mars de vouloir imposer au Premier ministre désigné le gouvernement qu'il souhaite.
MM. Araji et Houri ont tous deux rejeté les accusations syriennes sur une implication du Courant du futur dans les événements de Syrie. Le premier a indiqué que le Liban ne se mêle des affaires de personne parce qu'il refuse toute immixtion dans ses propres affaires, et le second a jugé que les preuves montrées par le télévision syrienne n'étaient pas solides et étaient montées de toutes pièces.
Le député Fouad el-Saad a énuméré les nombreux obstacles qui empêchent selon lui la mise en place du cabinet, citant particulièrement l'absence d'entente sur les clauses relatives aux armes illégales et au Tribunal spécial pour le Liban dans le texte de la déclaration ministérielle, en plus des différends sur la répartition des portefeuilles ministériels et le partage des parts.
Le député Amine Wehbé a également écarté la possibilité d'une formation prochaine du gouvernement et n'a pas exclu l'éventualité que le Premier ministre désigné et le président de la République forment ensemble « un gouvernement du fait accompli ».


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