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Liban

Le Hezbollah rappelle le « soutien constant » de l’Iran au Liban

La polémique qui s'est engagée depuis plusieurs jours sur la scène locale au sujet du rôle du régime iranien, aussi bien au Liban que dans la région, a suscité au cours des dernières vingt-quatre heures de nouvelles réactions en flèche de la part des dirigeants du Hezbollah qui sont revenus à la charge sur ce plan, rappelant le « soutien constant » de Téhéran au Liban, plus particulièrement face aux agressions israéliennes.
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a notamment affirmé dans ce cadre que « de l'aveu de toutes les parties, sans exception, l'Iran est l'ami du Liban ». Dans une allusion à peine voilée à la dernière déclaration du Premier ministre sortant Saad Hariri, qui a sévèrement critiqué le rôle déstabilisateur du régime iranien au Liban et dans le Golfe, soulignant son rejet de tout « protectorat iranien », cheikh Kassem a déclaré : « Il est désormais clair que l'attaque systématique contre la République islamique par le biais du Liban a pour but de détourner l'attention des causes essentielles auxquelles nous sommes confrontés. Cette attaques interviennent alors que nul n'ignore toute l'aide et les services octroyés par l'Iran aux combattants, à la population, aux villages et à la résistance. »
Et le « numéro deux » du Hezbollah d'ajouter : « La République islamique a donné et n'a rien pris en contrepartie, et elle n'a rien demandé. Que quelqu'un nous donne un seul indice qui montrerait que l'Iran a gagné un quelconque avantage au Liban. L'Iran s'est tenu à nos côtés et il a soutenu la résistance, le Liban, la Syrie et la Palestine. »
De son côté, le député Hussein Moussaoui, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, s'est déclaré « surpris » par les prises de position « négatives adoptées par certaines parties à l'égard de la République islamique iranienne ». « Depuis le premier jour de la révolution islamique sous la conduite de l'imam Khomeyni, les chefs de cette révolution ont porté l'étendard des opprimés face à ceux qui font preuve d'arrogance et qui se comportent en oppresseurs, et cela sans distinction de race, de communauté ou de secte, a déclaré M. Moussaoui. Ces slogans se sont traduits par des actions concrètes qui ont sauvé les opprimés dans plus d'une région en Orient et en Occident. L'Iran s'est ainsi soucié des préoccupations de tous les musulmans. »
Quant au président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, il a dénoncé « les tentatives d'entraîner le Liban sur la voie d'axes régionaux en faillite, comme l'axe des Arabes d'Amérique qui est sur le point de s'effondrer ». Il a par ailleurs déploré la campagne « qui vise le pays qui a été le premier à soutenir le droit du Liban à poursuivre la résistance ».

L'ambassadeur d'Iran et Siniora
Notons, d'autre part, que l'ambassadeur d'Iran, Ghadanfar Roukn Abadi, a souligné hier que « les relations cordiales et amicales de l'Iran avec le Liban sont anciennes et profondément enracinées ». « Elles remontent à des millénaires, et nul ne saurait y porter atteinte car elles reposent sur des liens de culture et de civilisation entre les deux pays », a affirmé l'ambassadeur iranien qui a fait une déclaration en ce sens à l'issue d'une réunion qu'il a tenue hier avec le chef de la Jamaa islamya au Liban, Hassan Chalabi, en présence de plusieurs responsables de la « Jamaa ».
Il convient d'indiquer, en conclusion, que le bureau de presse du chef du bloc parlementaire du Courant du futur, Fouad Siniora, a publié un communiqué déplorant que dans son dernier discours, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ait totalement occulté le soutien apporté par l'Arabie saoudite au Liban à la suite de la guerre de juillet 2006, précisant sur ce plan que sur les 1 186 millions de dollars reçus par le Liban à la suite de la guerre de 2006, l'Arabie saoudite a assuré à elle seule 63 pour cent de cette aide, soit 746 millions de dollars, afin de reconstruire 55 190 unités de logement dans 208 localités ainsi que 36 bâtiments dans la banlieue sud.
La polémique qui s'est engagée depuis plusieurs jours sur la scène locale au sujet du rôle du régime iranien, aussi bien au Liban que dans la région, a suscité au cours des dernières vingt-quatre heures de nouvelles réactions en flèche de la part des dirigeants du Hezbollah qui sont revenus à la charge sur ce plan, rappelant le « soutien constant » de Téhéran au Liban, plus particulièrement face aux agressions israéliennes. Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a notamment affirmé dans ce cadre que « de l'aveu de toutes les parties, sans exception, l'Iran est l'ami du Liban ». Dans une allusion à peine voilée à la dernière déclaration du Premier ministre sortant Saad Hariri, qui a sévèrement critiqué le rôle déstabilisateur du régime iranien au Liban et dans le Golfe,...
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