« Prendre des positions trompeuses, dans le cadre des intérêts de l'axe américano-sioniste, non seulement ne sert pas l'intérêt du Liban, mais constitue aussi un défi à la stabilité et à l'indépendance de la région », a déclaré un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Le porte-parole a appelé M. Hariri à « comprendre les fondements des révolutions populaires au Moyen-Orient » et à considérer que « la base du pouvoir est dans le respect de la fierté des peuples et de leur indépendance, ainsi que dans le refus de la dépendance vis-à-vis de l'Occident, notamment l'Amérique et le sionisme ».
« La condition de la pérennité du pouvoir réside dans la satisfaction des revendications du peuple et non pas dans la dépendance vis-à-vis du système hégémonique (les États-Unis) », a-t-il poursuivi, affirmant que « le Liban résistant n'est pas une exception à cette règle ».
La réponse de Hariri
Dans une riposte à ces déclarations, le bureau de presse de M. Hariri a souligné que « les accusations de trahison émises par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, qui affirme que les propos de M. Hariri s'inscrivent dans le cadre des intérêts de l'axe américano-sioniste, ne sont qu'une fuite en avant et une tentative visant à dissimuler les vrais problèmes par le recours à des slogans galvaudés ». « Ce que l'on demande au régime iranien, c'est qu'au lieu de consacrer tout son temps et son énergie à répondre aux responsables au Liban, à Bahreïn, en Irak, en Palestine, au Koweit, en Égypte, au Yémen, au Maroc, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, il veuille bien cesser de s'ingérer dans les affaires de ces pays, et de susciter des dissensions dans les rangs de leurs peuples et respecter les règles du bon voisinage. »


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