Le président contesté du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a rejeté hier un plan de sortie de crise annoncé par le Qatar au nom des monarchies du Golfe. Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) - Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït - avaient proposé leur médiation le 3 avril. Mercredi, le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, a spécifié que l'offre du CCG prévoyait le retrait immédiat du président Saleh, une exigence de l'opposition toujours refusée par le chef de l'État. La médiation du CCG propose également la remise du pouvoir au vice-président Abed Rabbo Mansour, la formation d'un gouvernement dominé par l'opposition et des garanties au président qu'il ne sera pas poursuivi en justice, selon le Qatar. « C'est une ingérence flagrante dans les affaires intérieures du Yémen », a lancé M. Saleh, qui a assuré : « Nous tirons notre force de la force de notre grand peuple, non du Qatar ni de personne d'autre. » « Nous sommes nés libres et nous sommes libres de décider », a poursuivi le président, qui s'est dit prêt à passer la main, mais dans le cadre d'une transition ordonnée avant le début 2012. Dans une mise au point publiée par l'agence officielle SABA après le discours de M. Saleh, la présidence a affirmé que le chef de l'État « accueille favorablement les efforts du CCG conduits par l'Arabie saoudite pour régler la crise mais refuse les déclarations du Qatar, qui constituent une ingérence inacceptable dans les affaires yéménites ». M. Saleh s'était exprimé devant ses partisans qui ont marché de la place Tahrir, dans le centre de Sanaa, à une place proche du palais présidentiel, tandis qu'à l'autre bout de la ville, des milliers de protestataires continuaient de camper pour exiger son départ. Ces démonstrations n'ont connu aucun incident contrairement à un rassemblement à Taëz, au sud de Sanaa, où deux manifestants ont été tués par les tirs des forces de l'ordre et des dizaines d'autres blessés. Par ailleurs, les États-Unis, qui ne semblent plus écarter un départ de M. Saleh, ont été prévenus en 2009 par un dirigeant de l'opposition yéménite de l'existence d'un complot visant à renverser le président via l'organisation de manifestations, selon une note diplomatique révélée par le site WikiLeaks et publiée hier par le Washington Post. En outre, les États-Unis ont gelé la majeure partie de leur plan d'aide au Yémen, en février, en raison des manifestations demandant le départ de M. Saleh, a rapporté hier le Wall Street Journal. (Source : agences)
Le président contesté du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a rejeté hier un plan de sortie de crise annoncé par le Qatar au nom des monarchies du Golfe. Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) - Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït - avaient proposé leur médiation le 3 avril. Mercredi, le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, a spécifié que l'offre du CCG prévoyait le retrait immédiat du président Saleh, une exigence de l'opposition toujours refusée par le chef de l'État. La médiation du CCG propose également la remise du pouvoir au vice-président Abed Rabbo Mansour, la formation d'un gouvernement dominé par l'opposition et des garanties au président qu'il ne sera pas poursuivi en justice, selon le Qatar.« C'est une ingérence flagrante dans les affaires...
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