Mercredi, seul John Isner, 29e mondial, a su tenir son rang ATP. Opposé à l'Argentin Horacio Zeballos, l'Américain a expédié la partie en à peine 1h10 (7/5 6/3). Irréprochable sur ses mises en jeu avec un total de 14 aces et de 42 points transformés sur 52, la tête de série numéro 4 n'a pas vraiment laissé au 94e joueur de la hiérarchie le temps de s'exprimer. Mais si l'Américain a fait preuve de sang-froid, sauvant 3 balles de break sur 4, il a en revanche dévoilé quelques faiblesses comme son jeu sur les retours, assez décevant avec seulement 38 % de points glanés dans ce domaine. Qualifié pour le 3e tour, il rencontrera lors de son prochain match, le géant Ivo Karlovic. Du haut de ses 2m08 et de son 174e rang mondial, le Croate a déjoué la hiérarchie en éliminant sans ménagement le Russe Igor Kunitsyn (6/4 6/1). Tout aussi à l'aise sur son service (12 aces, 71 % de points gagnés) que son futur adversaire, Karlovic a étouffé le 89e joueur mondial qui ne transformait que 16 % de ses retours. Autre homme de la journée à avoir bafoué l'ordre établi, Teymuraz Gabashvili (77e) qui a éliminé la tête de série numéro 8, le Bulgare Grigor Dimitrov (7/6 6/3).
Sweeting, bête noire de Querrey
Sam Querrey n'y arrive pas face à Ryan Sweeting. En deux rencontres, l'Américain (20e) s'est incliné deux fois face à son compatriote pourtant relégué dans les profondeurs du classement (93e). Si Querrey avait été totalement impuissant lors de son 1er match face à Sweeting à Delray Beach (6/7 4/6), son entame de rencontre à Houston s'annonçait sous les meilleurs auspices. En jambes, il prenait l'avantage dès le début en imposant son rythme de jeu. Très vite, il menait 1 set à 0 (6/3). Mais son compatriote décidait de prendre le jeu à son compte lors de la manche suivante, et Querrey craquait sous les assauts adverses lors du fatidique tie-break (7/6 [5]). Probablement désarçonné par ce revers, Querrey n'a été que l'ombre de lui-même lors du dernier set, tentant juste de retarder l'échéance, qui ne tardait pas à venir (6/3 6/7 3/6). Tête de série numéro 2, l'Américain n'ira pas plus loin, et devra se consoler de voir son compatriote réussir dans la compétition.

