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Liban

Situation « dramatique » pour les Libanais de Côte d’Ivoire

La situation des Libanais en Côte d'Ivoire est dramatique, c'est ce qu'a indiqué hier l'ambassadeur du Liban à Abidjan, Ali Ajami.
En effet depuis jeudi, les Libanais de Côte d'Ivoire, à l'instar de tous les autres étrangers établis dans ce pays, sont bloqués chez eux attendant la fin des combats. Leurs fonds de commerce et leurs maisons ont été pillés. Certains attendent l'ouverture de l'aéroport pour rentrer au Liban.
Confinés chez eux, sans voitures parce qu'elles ont été volées par les miliciens, certains Libanais appelaient hier à l'aide soulignant que les provisions alimentaires qu'ils avaient fait suffiront à peine pour une semaine. Ils ont invité l'État à affréter rapidement des avions pour les évacuer. Ils ont aussi évoqué leurs commerces qui ont été pillés et vandalisés.
Beaucoup se sont plaints du fait qu'ils sont en train de contacter l'armée française et la force des Nations unies en vain, les soldats étant probablement débordés par la situation sur le terrain et le nombre des appels à l'aide.
Au cours du week-end et jusqu'à hier, sept Libanais ont été blessés par des balles perdues, dont une fillette de trois ans.
L'ambassadeur du Liban à Abidjan a communiqué le nom de deux Libanais blessés : Mohammad Basma, qui été transporté à l'hôpital Avicenne appartenant à un Libanais, et Moustapha Haïdar, blessé à la jambe.
Il a souligné que 85 Libanais ont quitté Abidjan à bord d'avions militaires français. 35 d'entre eux sont arrivés au Sénégal alors que le reste ont atterri au Togo.
Il a aussi noté que le nombre des Libanais qui se sont déjà inscrits auprès de l'ambassade pour être rapatriés s'élève à 10 000. Le problème qui se pose est que l'aéroport n'est pas encore équipé pour recevoir les avions et que les routes qui y mènent ne sont pas sécurisées, les miliciens ouvrant le feu sur les passants, a-t-il ajouté.
M. Ajami a indiqué que la situation des Libanais de Côte d'Ivoire est dramatique et qu'elle se détériorera dans les jours à venir si les combats se poursuivent. Il a aussi noté que l'ambassade a reçu des centaines d'appels téléphoniques de Libanais qui se trouvent hors d'Abidjan et qui manquent déjà d'eau et de nourriture.

Contacts à Beyrouth
À Beyrouth, le Premier ministre sortant Saad Hariri a appelé le roi Abdallah de Jordanie pour protéger et faire évacuer les ressortissants libanais de Côte d'Ivoire. M. Hariri a discuté avec le monarque hachémite de « la possibilité d'une contribution du contingent jordanien au sein de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire pour protéger la communauté libanaise et aider à évacuer ceux qui souhaitent partir », selon un communiqué de son bureau.
Le Premier ministre sortant avait également discuté samedi avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, des moyens de protéger la communauté libanaise, estimée à près de 80 000 personnes et dont le poids économique est considérable en Côte d'Ivoire.
Les autorités françaises ont par ailleurs informé M. Hariri que les troupes françaises stationnées à l'aéroport d'Abidjan étaient « prêtes à prendre les mesures nécessaires pour assurer l'atterrissage d'avions libanais en vue de transférer les Libanais souhaitant quitter le pays ».
La France a indiqué être « en contact étroit et permanent à Paris, Beyrouth et Abidjan avec les autorités libanaises pour assurer la sécurité des ressortissants libanais », dans un communiqué de son ambassade à Beyrouth.
Le texte rappelle que « l'aéroport d'Abidjan est ouvert et ses abords sécurisés » et que « plusieurs centaines de Libanais ont été accueillis ce week-end au camp de Port Bouët » des forces françaises à Abidjan.
Pour sa part, le PDG de la Middle East Airlines a souligné que le fait que le contrôle par les forces de l'ONU du port d'Abidjan n'implique pas qu'il est sécurisé. Et comme l'aéroport n'est pas encore sécurisé, la MEA ne commencera pas à affréter des avions pour l'évacuation des Libanais, a-t-il dit.
Au palais Bustros, le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, s'est entretenu avec l'ambassadeur de France Denis Pietton, qui a indiqué à l'issue de la réunion que les forces françaises ne sont pas en train d'évacuer les Français de Côte d'Ivoire, mais qu'elles rassemblent ceux qui désirent partir afin de pouvoir les transporter.
Il a également précisé que le nombre des ressortissants français en Côte d'Ivoire est de 12 000, alors que celui des Libanais est d'environ 80 000 et qu'ils vivent dans toute la Côte d'Ivoire et dans tous les quartiers d'Abidjan.
M. Pietton a souligné que M. Chami a remercié la France pour l'aide déployée afin de protéger les Libanais et qu'il l'a également informé des mesures prises par Beyrouth afin d'aider les Libanais bloqués dans ce pays.
En effet depuis jeudi, les Libanais de Côte d'Ivoire, à l'instar de tous les autres étrangers établis dans ce pays, sont bloqués chez eux attendant la fin des combats. Leurs fonds de commerce et leurs maisons ont été pillés. Certains attendent l'ouverture de l'aéroport pour rentrer au Liban. Confinés chez eux, sans voitures parce qu'elles ont été volées par les miliciens, certains Libanais appelaient hier à l'aide soulignant que les provisions alimentaires qu'ils avaient fait suffiront à peine pour une semaine. Ils ont invité l'État à affréter rapidement des avions pour les évacuer. Ils ont aussi évoqué leurs commerces qui ont été pillés et vandalisés. Beaucoup se sont plaints du fait qu'ils sont en train de contacter l'armée française et la force des Nations unies en vain, les soldats étant probablement...
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