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Liban - Communautés

Raï effectue une tournée auprès des responsables politiques et spirituels

Fait relativement nouveau, le patriarche maronite Béchara Raï a effectué hier une tournée auprès de plusieurs responsables politiques et chefs religieux pour les remercier de leur présence à la cérémonie de son intronisation et prôner une nouvelle ère de dialogue intercommunautaire au service de l'entente nationale.

M. Saad Hariri accueillant le patriarche Raï au Grand Sérail. Photo Hassan Assal

Le prélat maronite, qui s'est rendu auprès du Premier ministre sortant, Saad Hariri, du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, du président de la Chambre, Nabih Berry, et des chefs religieux druze, sunnite et chiite, respectivement cheikh Naïm Hassan, cheikh Mohammad Kabbani et cheikh Abdel Amir Kabalan, a réitéré devant ses interlocuteurs l'importance du dialogue et de la rencontre des différentes communautés libanaises en vue de préserver l'unité du Liban. Devant ses interlocuteurs politiques, le patriarche a insisté sur l'importance pour le nouveau gouvernement de voir le jour au plus tôt afin qu'il puisse plancher sur les questions « sociales et économiques qui préoccupent les Libanais ».
« Les citoyens ne peuvent plus supporter le fardeau de la vie quotidienne (...). Ils n'en seront que plus heureux lorsqu'ils verront un gouvernement en place qui prendra en charge les affaires du pays et lorsqu'ils réaliseront qu'une équipe pourra enfin les soulager des difficultés économiques et du poids de la vie quotidienne », a indiqué Mgr Raï à l'issue de sa rencontre avec M. Mikati, qui a eu lieu en présence de plusieurs représentants des communautés religieuses.
Et de poursuivre : « Nous devons nous intéresser aux jeunes qui sont préoccupés par leur avenir et qui ne voient devant eux que le chemin de l'immigration », a-t-il ajouté.
À plusieurs reprises, le nouveau patriarche a évoqué l'initiative de tenir à Bkerké un congrès islamo-chrétien à l'occasion de son élection à la tête de l'Église maronite, soulignant que le congrès pourra par la suite se tenir alternativement aux sièges des différentes communautés. Le patriarche a estimé qu'une telle rencontre « constituera le point de départ de notre vie nationale ». Selon lui, « l'Église d'un côté et l'État de l'autre visent le même objectif, à savoir le service du citoyen libanais, de la société et de la nation ». « En tant que responsables, nous continuerons de défendre les principes humanitaires et sociaux ainsi que les constantes nationales », a-t-il dit. « Nous sommes une seule et même famille. Si l'on n'apprécie pas la beauté de la vie familiale, nous ne parviendrons jamais à des résultats », a encore relevé Mgr Raï en allusion à l'entente intercommunautaire.
Au siège de la communauté druze à Verdun où il s'est rendu et où il a été reçu par le cheikh Akl ainsi que par le chef du Front de lutte nationale, Walid Joumblatt, par les ministres sortants Akram Chehayeb et Waël Bou Faour, ainsi que par le député Marwan Hamadé, Mgr Raï a affirmé : « Après la réconciliation historique réalisée par le cardinal Nasrallah Sfeir et par le leader national druze Walid Joumblatt, nous nous engageons à poursuivre le chemin. » Mgr Raï a insisté sur la nécessité de poursuivre les concertations de manière continue pour parvenir à l'entente afin, a-t-il dit, d'être au service de la société libanaise, de l'homme et de l'avenir national, précisant que le Liban appartient au monde arabe au sein duquel il joue un rôle important.
Le prélat maronite, qui s'est rendu auprès du Premier ministre sortant, Saad Hariri, du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, du président de la Chambre, Nabih Berry, et des chefs religieux druze, sunnite et chiite, respectivement cheikh Naïm Hassan, cheikh Mohammad Kabbani et cheikh Abdel Amir Kabalan, a réitéré devant ses interlocuteurs l'importance du dialogue et de la rencontre des différentes communautés libanaises en vue de préserver l'unité du Liban. Devant ses interlocuteurs politiques, le patriarche a insisté sur l'importance pour le nouveau gouvernement de voir le jour au plus tôt afin qu'il puisse plancher sur les questions « sociales et économiques qui préoccupent les Libanais ».« Les citoyens ne peuvent plus supporter le fardeau de la vie quotidienne (...). Ils n'en seront que plus heureux lorsqu'ils...
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