M. Saad Hariri accueillant le patriarche Raï au Grand Sérail. Photo Hassan Assal
« Les citoyens ne peuvent plus supporter le fardeau de la vie quotidienne (...). Ils n'en seront que plus heureux lorsqu'ils verront un gouvernement en place qui prendra en charge les affaires du pays et lorsqu'ils réaliseront qu'une équipe pourra enfin les soulager des difficultés économiques et du poids de la vie quotidienne », a indiqué Mgr Raï à l'issue de sa rencontre avec M. Mikati, qui a eu lieu en présence de plusieurs représentants des communautés religieuses.
Et de poursuivre : « Nous devons nous intéresser aux jeunes qui sont préoccupés par leur avenir et qui ne voient devant eux que le chemin de l'immigration », a-t-il ajouté.
À plusieurs reprises, le nouveau patriarche a évoqué l'initiative de tenir à Bkerké un congrès islamo-chrétien à l'occasion de son élection à la tête de l'Église maronite, soulignant que le congrès pourra par la suite se tenir alternativement aux sièges des différentes communautés. Le patriarche a estimé qu'une telle rencontre « constituera le point de départ de notre vie nationale ». Selon lui, « l'Église d'un côté et l'État de l'autre visent le même objectif, à savoir le service du citoyen libanais, de la société et de la nation ». « En tant que responsables, nous continuerons de défendre les principes humanitaires et sociaux ainsi que les constantes nationales », a-t-il dit. « Nous sommes une seule et même famille. Si l'on n'apprécie pas la beauté de la vie familiale, nous ne parviendrons jamais à des résultats », a encore relevé Mgr Raï en allusion à l'entente intercommunautaire.
Au siège de la communauté druze à Verdun où il s'est rendu et où il a été reçu par le cheikh Akl ainsi que par le chef du Front de lutte nationale, Walid Joumblatt, par les ministres sortants Akram Chehayeb et Waël Bou Faour, ainsi que par le député Marwan Hamadé, Mgr Raï a affirmé : « Après la réconciliation historique réalisée par le cardinal Nasrallah Sfeir et par le leader national druze Walid Joumblatt, nous nous engageons à poursuivre le chemin. » Mgr Raï a insisté sur la nécessité de poursuivre les concertations de manière continue pour parvenir à l'entente afin, a-t-il dit, d'être au service de la société libanaise, de l'homme et de l'avenir national, précisant que le Liban appartient au monde arabe au sein duquel il joue un rôle important.


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