En détails, l'indice KOF porte sur les trois principales dimensions de la mondialisation, à savoir les dimensions politique, sociale et économique. En plus des sous-indices mesurant ces paramètres, l'indice prend en compte des sous-indicateurs relatifs aux flux de capitaux, aux restrictions économiques, à la libre circulation de l'information, aux données personnelles et à la proximité culturelle.
En termes de mondialisation globale, le Liban a obtenu un score de 65,12 points sur 100. À l'échelle régionale, il a ainsi été classé devant le Koweït, la Tunisie, Oman et le Maroc, et derrière le Qatar, Bahreïn, les Émirats arabes unis (EAU) et la Jordanie.
En ne considérant que les aspects économiques, le Liban a été classé 173e à l'échelle mondiale et 12e au niveau régional. Le rapport a ainsi souligné à cet égard que le Liban était encore à la traîne en termes d'intégration économique, ajoutant que cette dimension devrait être davantage prise en charge par le pays pour améliorer sa performance économique. Selon le rapport, repris par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi, une intégration du Liban à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) paverait la voie à une meilleure intégration économique.
Sur le plan strictement social, le Liban a été classé 50e à l'échelle mondiale et troisième dans la région MENA, obtenant un score de 66,5 sur 100. Il est arrivé derrière le Koweït et les Émirats arabes unis (EAU), mais devant la Jordanie, le Bahreïn et Qatar.
Enfin, en termes de mondialisation politique, le Liban a été classé 114e à l'échelle mondiale et 9e dans la région MENA, obtenant un score de 63,08 sur 100. Le pays du Cèdre a ainsi été classé devant le Koweït, l'Arabie Saoudite et la Syrie, mais derrière le Yémen, le Qatar et la Libye.

