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Liban

Aoun : Les chrétiens doivent nommer 50 % des ministres

Le chef du CPL, Michel Aoun, a affirmé hier soir, à l'issue de la réunion de son bloc parlementaire, que l'optimisme manifesté ces derniers jours au sujet de la formation prochaine du gouvernement n'est pas justifié « car les obstacles sont toujours les mêmes, mais ils ne sont pas dus à notre position ». « La situation (au plan de la formation du gouvernement) reste toujours la même, les causes sont les mêmes et les effets sont les mêmes, a déclaré le général Aoun. Vous entendez beaucoup de rumeurs, mais c'est nous qui sommes concernés, et nous pouvons vous dire que les obstacles apparus au cours de la première rencontre (avec le Premier ministre désigné) sont toujours là. Ce que nous défendons, ce sont des droits fondamentaux qui étaient perdus et que nous nous employons à recouvrer. L'accord de Taëf stipule que 50 % du gouvernement et du Parlement reviennent aux chrétiens, mais les chrétiens n'ont pas désigné une seule fois leurs ministres. Ces derniers relevaient toujours de factions éparses. Aujourd'hui, les chrétiens se trouvent au sein d'un seul bloc opposant, mais ils essayent de les disperser, et c'est dans ce but qu'ils ont inventé le centrisme. »
Et d'ajouter : « Ce que les chrétiens avaient perdu leur sera restitué. Ils ont droit à 50 % du gouvernement, cela signifie qu'ils doivent obtenir 50 % du gouvernement. Il ne faut pas répartir les portefeuilles suivant les volontés de tel ou untel (...). Ces droits ne sont pas à moi, ils concernent tous les chrétiens. Ils ne concernent pas le CPL ou les maronites, mais aussi les grecs-catholiques, les Arméniens, les Marada et les aounistes. Ces derniers ne forment pas un seul parti, mais ils représentent les chrétiens parmi les ministres. »
Après avoir souligné que l'obstacle à la formation du gouvernement ne se situe pas à son niveau, le général Aoun a déclaré qu'il n'est pas opposé à l'entrée de Ziyad Baroud au gouvernement « mais pas à l'Intérieur ». « Ziyad Baroud ne peut pas être ministre de l'Intérieur actuellement car sa gouvernance a été mauvaise et cela était dû à l'autorité de référence qu'il représente (allusion au président de la République), a ajouté le général Aoun. Nous ne pouvons pas réitérer la même expérience trois autres années. Nous sommes à deux années des élections législatives, et nous ne pouvons pas recommencer la même expérience. Mille millions de dollars sont passés par les barrages de l'État, de la Sûreté générale, du service de renseignements (des FSI), de la police judiciaire et des renseignements de l'armée, et nul ne les a saisis. Cela ne se répétera pas en 2013. »
Le chef du CPL, Michel Aoun, a affirmé hier soir, à l'issue de la réunion de son bloc parlementaire, que l'optimisme manifesté ces derniers jours au sujet de la formation prochaine du gouvernement n'est pas justifié « car les obstacles sont toujours les mêmes, mais ils ne sont pas dus à notre position ». « La situation (au plan de la formation du gouvernement) reste toujours la même, les causes sont les mêmes et les effets sont les mêmes, a déclaré le général Aoun. Vous entendez beaucoup de rumeurs, mais c'est nous qui sommes concernés, et nous pouvons vous dire que les obstacles apparus au cours de la première rencontre (avec le Premier ministre désigné) sont toujours là. Ce que nous défendons, ce sont des droits fondamentaux qui étaient perdus et que nous nous employons à recouvrer. L'accord de Taëf stipule...
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