Photo de famille des participants à la réunion de Calgary. Stéphanie Leblond/Pool/Reuters
Réunis en marge de l'assemblée annuelle de la Banque interaméricaine de développement (BID), les 31 participants se sont penchés sur les moyens de renforcer le commerce et l'intégration régionale, lors d'une discussion qualifiée de « positive » par le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, au cours d'une conférence de presse à l'issue des travaux. « Il y a eu un franc échange de vues sur la situation économique et les défis actuels, dont les prix des denrées alimentaires et des matières premières, et les flux croissants et potentiellement volatils de capitaux », a dit M. Flaherty qui avait présidé les travaux.
« Nous avons appris précisément cela, qu'il n'y a pas de moyens répondant à tous les cas », a ajouté son homologue colombien, Juan Carlos Echeverry, dont le pays doit accueillir en 2012 la prochaine réunion ministérielle.
L'Amérique latine a reçu l'an dernier quelque 220 milliards de dollars de capitaux privés, selon l'Institut de la finance internationale (IIF, association des principales banques internationales).
La situation de la région à la sortie de la crise économique a fait l'objet d'éloges du FMI et d'investisseurs internationaux, à la recherche de rentabilité plus intéressante que les performances modestes des pays industrialisés.
Mais il s'en est suivi une surchauffe graduelle des économies de la région, l'inflation est montée en flèche et les monnaies se sont appréciées dans plusieurs pays. Ainsi, le real brésilien a gagné près de 40 % en deux ans par rapport au dollar.
Ces flux de capitaux vers les pays émergents et l'appréciation de leurs monnaies sont un des sujets les plus brûlants des discussions au sein du G20 qui réunit ces pays et les anciennes puissances industrielles.
« Nous ne nous attendions pas à atteindre un quelconque accord. Ce forum n'est pas destiné à prendre des décisions. C'est un forum important pour discuter, échanger, planifier », a expliqué le ministre canadien.
De son côté, le ministre argentin des Finances, Amado Boudou, s'est félicité de voir que des organismes multilatéraux, tel le FMI, envisagent que les différents pays aient besoin de réponses différentes aux défis internationaux.
Le directeur général du Fonds, Dominique Strauss-Kahn, a participé à la réunion, aux côtés de son homologue de la Banque mondiale, Sri Mulyani, et du président de la BID, Luis Alberto Moreno.
M. Strauss-Kahn a suggéré aux pays concernés de relever les taux de change de leurs monnaies pour éviter une surchauffe des économies de la région, selon un résumé de son intervention publié sur un blog du FMI.
« Il est clair qu'il faut revenir sur les programmes de soutien économique qui ont été adoptés, a-t-il insisté. Dans certains cas, les contrôles de capitaux peuvent aussi être utiles. Mais ils ne doivent pas se substituer à des ajustements politiques fondamentaux. »
Le FMI, qui a relevé ses prévisions de croissance pour l'Amérique latine à 4,3 % en 2011, avait paru approuver les mesures prises cet hiver par le Brésil pour enrayer la hausse de sa monnaie, le real.
De son côté, le patron de la BM a estimé que la région devrait profiter de cette manne en améliorant le recouvrement des impôts et en investissant dans l'éducation et les infrastructures.
(Source : AFP)


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