L’organisatrice de l’évènement, Carole Doueiry Verne (au centre), entourée de la directrice générale du ministère du Tourisme, Nada Sardouk, et du directeur adjoint de l’IAE de Tours, Stéphane Bourliataux-Lajoinie.
Parmi les intervenants invités à cet événement figuraient notamment la directrice du ministère du Tourisme, Nada Sardouk, le directeur adjoint de l'IAE de Tours, Stéphane Bourliataux-Lajoinie, ainsi que plusieurs représentants du secteur privé.
Les participants se sont principalement penchés sur les nombreux avantages que présente le secteur médical libanais, en termes de qualité de prestations, de soins pré et postopératoires, de main-d'œuvre qualifiée et de prix. « Le secteur médical libanais est très compétitif », a affirmé à cet égard le vice-président de l'hôpital Bellevue, Nayef Maalouf. « Des établissements accrédités, répondant aux plus hauts standards internationaux et utilisant les technologies les plus avancées, proposent localement des prestations cinq à dix fois moins chères », a-t-il poursuivi. À titre d'exemple, le coût moyen d'une opération chirurgicale consistant à poser un anneau gastrique pour combattre l'obésité (gastroplastie) s'élève à 7 000 dollars au Liban ... contre 33 000 dollars aux États-Unis, a indiqué M. Maalouf.
Ces prix abordables s'expliquent peut-être par le grand nombre de professionnels du secteur médical actifs, d'où une grande concurrence sur le plan local : 11 500 médecins exercent au Liban, dont 85 % sont spécialisés et 48 % diplômés en Europe ou aux États-Unis, en plus de 4 200 aides-soignants, toujours selon M. Maalouf.
Quoi qu'il en soit, le tourisme médical, longtemps considéré comme l'un des piliers de l'économie libanaise, connaît clairement un nouvel essor depuis plusieurs années et devrait se développer davantage à l'avenir, comme l'a indiqué l'an dernier un rapport publié dans le dernier bulletin trimestriel de l'Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL), basé essentiellement sur les statistiques du ministère de la Santé et du syndicat des hôpitaux ainsi que sur les résultats d'une étude sectorielle élaborée en 2005 par le cabinet K&M International.
Ce rapport avait également souligné que le secteur médical, en pleine croissance depuis la création en 2002 d'un conseil national pour le développement du tourisme de santé, devrait croître en moyenne de 30 % par an sur la période 2009-2011. Quant aux revenus générés, ils devront atteindre 1,2 milliard de dollars d'ici à 2012 grâce à l'essor de l'activité touristique et au développement des services médicaux, ajoute le rapport, qui estime entre 75 % et 85 % le taux d'occupation des hôpitaux et des centres médicaux au cours des trois prochaines années. Le nombre de touristes médicaux (dont une grande majorité provient des pays arabes) devrait en outre atteindre 10 % du total des visiteurs en 2012.

