Les étudiants libanais entre peur de l’avenir et difficultés quotidiennes
À l'occasion du mois de la francophonie, un débat a été organisé au palais de l'Unesco avec des étudiants de toutes les principales universités du pays. La discussion animée a porté sur tous les problèmes rencontrés pendant les années d'études.
« En cette période d'agitation et de bouleversements dans le monde arabe, la jeunesse est plus que jamais porteuse d'espoir », lance Pascal Monin, professeur à l'Université Saint-Joseph, à la centaine de jeunes qui lui fait face. Le professeur Monin a été choisi pour animer le débat sur la vie universitaire qui a eu lieu à l'occasion du 50e anniversaire de l'Agence uiniversitaire de la francophonie. Animé par et pour les jeunes, ce débat passait en revue les difficultés rencontrées par les étudiants libanais. Première préoccupation qu'on retrouve sur toutes les lèvres : l'emploi. Il est difficile de s'insérer sur le marché du travail une fois les études terminées. « Pour les jeunes diplômés, il existe peu de perspectives, constate M. Monin. Soit ils prennent un billet d'avion hors de prix et partent s'installer à l'étranger, soit ils choisissent de retrousser leurs manches pour faire bouger les choses ici. » Nathalie, qui a bientôt terminé ses études de management, souligne : « Je vais bientôt m'insérer sur le marché du travail. J'ai peur de deux choses : de ne pas réussir à faire le job de mes rêves, car en entreprise, tout marche par piston, et d'être discriminée car je suis une femme. » Mais le chômage n'est pas le seul problème rencontré par les jeunes. Rita Ammanoul, étudiante à l'USEK, explique : « Les études coûtent très cher et sont difficiles à financer. Si je n'avais pas eu une bourse d'excellence, je n'aurais jamais pu faire des études de génie. » Un autre point que relève Alexandre, en master d'architecture à l'ALBA : « Au Liban, il n'y a pas de statut étudiant et encore moins de privilèges qui pourraient y être liés alors que la carte étudiante donne droit à de nombreuses réductions dans les autres pays. » Tous ces étudiants francophiles ont ainsi pu exposer pendant plus d'une heure les défis auxquels ils sont confrontés dans leur vie quotidienne. La journée « Jeunesse en fête » s'est poursuivie avec le témoignage de Nicholas Papachrysostomou, un grand voyageur chypriote, une table ronde sur le domaine de l'art et un lâcher de ballons. Un récital donné par les choristes de la faculté de musique de l'USEK a clôturé les festivités.
« En cette période d'agitation et de bouleversements dans le monde arabe, la jeunesse est plus que jamais porteuse d'espoir », lance Pascal Monin, professeur à l'Université Saint-Joseph, à la centaine de jeunes qui lui fait face. Le professeur Monin a été choisi pour animer le débat sur la vie universitaire qui a eu lieu à l'occasion du 50e anniversaire de l'Agence uiniversitaire de la francophonie. Animé par et pour les jeunes, ce débat passait en revue les difficultés rencontrées par les étudiants libanais.Première préoccupation qu'on retrouve sur toutes les lèvres : l'emploi. Il est difficile de s'insérer sur le marché du travail une fois les études terminées. « Pour les jeunes diplômés, il existe peu de perspectives, constate M. Monin. Soit ils prennent un billet d'avion hors de prix et partent...
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