J'ai cru aux idées du mouvement du 14 Mars parce que j'y ai vu un souffle nouveau, une promesse d'un Liban meilleur. J'y crois encore parce que j'ai envie d'y croire. J'estime que les forces du 14 Mars ont pris la bonne décision en refusant de participer au gouvernement parce que c'est comme ça que la vraie démocratie s'exerce, et parce qu'une « démocratie consensuelle » n'est qu'un canular dont le sort était inévitablement l'échec. Notre pays mérite, et nous méritons, que les promesses faites soient tenues. La tâche n'est point facile, mais nous n'avons plus d'excuses.
Les panneaux publicitaires du 14 Mars disent « Non aux armes illégitimes », « Non à l'usage de la force », non et non, et puis non... Il est temps qu'on dise oui aussi, « Oui au droit à une vie décente », « Oui à un Liban ouvert et prospère », « Oui à de grandes opportunités de travail, « Oui à la paix et à la justice ». Oui et oui, nous ne pouvons plus construire notre pays sur la négation parce que nous resterons là où nous sommes maintenant.
Enfin, il faut que nous soyons conscients que nous ne gagnerons et ne changerons rien tant que nous n'avons pas fait « paix et réconciliation » ; notre histoire se répétera toujours indéfiniment et nous nous retrouverons dans la même situation des milliers de fois encore. Là où les choses en sont aujourd'hui, nous sommes en train de perdre de plus en plus chaque seconde. Nous ne pourrons jamais construire notre pays sur les mensonges, la manipulation, l'injustice et la présence d'armes illégitimes.


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