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Nos lecteurs ont la parole

14 mars, six ans après

Tina BARAKAT
Six ans après ce fameux 14 mars 2005, les évènements qui se sont succédé ont voulu qu'on soit l'opposition de nouveau. Hélas ! Nous nous opposons d'une façon ou d'une autre à une même situation. Hélas parce que nous nous trouvons toujours dans le même cercle vicieux, n'ayant rien appris de nos erreurs et n'ayant rien pu ou voulu changer. Nous sommes encore pris au piège des mêmes caprices et des mêmes convoitises. Les forces du 14 Mars ont fait beaucoup de concessions là où il ne fallait pas. Maintenant, il ne suffit plus de brandir les grands slogans et de faire les beaux discours. Maintenant, il est temps de faire ce qu'on dit et de voir les choses avancer.
J'ai cru aux idées du mouvement du 14 Mars parce que j'y ai vu un souffle nouveau, une promesse d'un Liban meilleur. J'y crois encore parce que j'ai envie d'y croire. J'estime que les forces du 14 Mars ont pris la bonne décision en refusant de participer au gouvernement parce que c'est comme ça que la vraie démocratie s'exerce, et parce qu'une « démocratie consensuelle » n'est qu'un canular dont le sort était inévitablement l'échec. Notre pays mérite, et nous méritons, que les promesses faites soient tenues. La tâche n'est point facile, mais nous n'avons plus d'excuses.
Les panneaux publicitaires du 14 Mars disent « Non aux armes illégitimes », « Non à l'usage de la force », non et non, et puis non... Il est temps qu'on dise oui aussi, « Oui au droit à une vie décente », « Oui à un Liban ouvert et prospère », « Oui à de grandes opportunités de travail, « Oui à la paix et à la justice ». Oui et oui, nous ne pouvons plus construire notre pays sur la négation parce que nous resterons là où nous sommes maintenant.
Enfin, il faut que nous soyons conscients que nous ne gagnerons et ne changerons rien tant que nous n'avons pas fait « paix et réconciliation » ; notre histoire se répétera toujours indéfiniment et nous nous retrouverons dans la même situation des milliers de fois encore. Là où les choses en sont aujourd'hui, nous sommes en train de perdre de plus en plus chaque seconde. Nous ne pourrons jamais construire notre pays sur les mensonges, la manipulation, l'injustice et la présence d'armes illégitimes.
Tina BARAKAT
Six ans après ce fameux 14 mars 2005, les évènements qui se sont succédé ont voulu qu'on soit l'opposition de nouveau. Hélas ! Nous nous opposons d'une façon ou d'une autre à une même situation. Hélas parce que nous nous trouvons toujours dans le même cercle vicieux, n'ayant rien appris de nos erreurs et n'ayant rien pu ou voulu changer. Nous sommes encore pris au piège des mêmes caprices et des mêmes convoitises. Les forces du 14 Mars ont fait beaucoup de concessions là où il ne fallait pas. Maintenant, il ne suffit plus de brandir les grands slogans et de faire les beaux discours. Maintenant, il est temps de faire ce qu'on dit et de voir les choses avancer. J'ai cru aux idées du mouvement du 14 Mars parce que j'y ai vu un souffle nouveau, une promesse d'un Liban meilleur. J'y crois encore parce que j'ai envie d'y...
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