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Culture - Mois De La Francophonie

Dans « Boeing Boeing », six jeunes comédiens décollent !

L'atelier Très-Tôt-Théâtre présente, sur la scène du Monnot, une version jeune et rafraîchissante de « Boeing Boeing » de Marc Camoletti, « la comédie la plus jouée au monde »!

Trois horloges au mur de Bernard réglées suivant les fuseaux horaires de chacune de ses fiancées. (Photo Nasser Traboulsi)

Décidément, rien ne freine Michèle Malek! Pas plus les zones de turbulences - que traverse le théâtre dans ce pays - que le fait de s'attaquer à «un monument du vaudeville français». Cette professeur de français et d'art dramatique s'est mise en tête d'adapter et de mettre en scène, avec six comédiens de son atelier, âgés entre 16 et 18 ans, le fameux Boeing Boeing de Marc Camoletti. Une comédie qui a tenu l'affiche, sans interruption, depuis sa création en 1960 jusqu'en 1999, qui a été traduite dans une quarantaine de langues, interprétée par les plus grands comédiens du moment et adaptée au cinéma avec Tony Curtis et Jerry Lewis. C'est dire si le défi qu'elle s'est lancée, ainsi qu'à ses apprentis-comédiens, est de taille !
Un défi joyeusement relevé par cette troupe de jeunes passionnés des planches composée de Muriel Ferneini, Laura Homsi, Anaïs-Ambre Samaha, Kelly Azar, Pierre Farah et Joseph Keyrouz. Lesquels ont mis leur enthousiasme et le meilleur d'eux-mêmes dans l'interprétation de cette délirante histoire de polygamie aérienne. Avec une mention spéciale, tout de même, pour les interprétations des trois derniers précités.

La trame est celle d'un vaudeville classique
Bernard (Joseph Keyrouz), don Juan «organisé», recrute toujours ses fiancées parmi le personnel volant des compagnies aériennes. Il mène de front, en permanence, trois liaisons avec des hôtesses de l'air tenues chacune par des fuseaux horaires différents. Sa triple vie, avec une hôtesse américaine, une seconde française et une troisième allemande (respectivement Muriel Ferneini, Anaïs-Ambre Samaha et Laura Homsi), est réglée comme du papier à musique. D'autant qu'il est secondé, dans sa gestion sourcilleuse de son emploi de temps, par sa bonne véritablement «à tout faire», mais néanmoins excessivement râleuse, Berthe, alias Kelly Azar.
Ainsi, lorsque l'une de ses fiancées est chez lui, la deuxième décolle et la troisième atterrit.
Le bonheur absolu pour cet irrémédiable polygame - qui s'en vante d'ailleurs auprès d'un ami de passage (interprété par Pierre Farah) - jusqu'au jour où Boeing entre en service et, avec lui, en zone de turbulences, la vie amoureuse de Bernard !
On vous laisse deviner le reste...Tout en claquements de portes et éclats de rires dans la plus pure tradition du théâtre de boulevard.
Une pièce divertissante bien qu'un peu longue (2h15 minutes, entracte compris), portée par la fraîcheur du jeu de la jeune distribution, un décor soigné, une mise en scène plutôt harmonieuse et de sympathiques - mais non indispensables - intermèdes de danses d'hôtesses. À voir en famille.

* Rue de l'Université Saint-Joseph. Jusqu'au 27 mars, du jeudi au dimanche, à 20h30. Réservations au 01/202422 (entre 15h00 et 19h00). Prix des billets : 25 000 LL et 15 000 LL.
Décidément, rien ne freine Michèle Malek! Pas plus les zones de turbulences - que traverse le théâtre dans ce pays - que le fait de s'attaquer à «un monument du vaudeville français». Cette professeur de français et d'art dramatique s'est mise en tête d'adapter et de mettre en scène, avec six comédiens de son atelier, âgés entre 16 et 18 ans, le fameux Boeing Boeing de Marc Camoletti. Une comédie qui a tenu l'affiche, sans interruption, depuis sa création en 1960 jusqu'en 1999, qui a été traduite dans une quarantaine de langues, interprétée par les plus grands comédiens du moment et adaptée au cinéma avec Tony Curtis et Jerry Lewis. C'est dire si le défi qu'elle s'est lancée, ainsi qu'à ses apprentis-comédiens, est de taille ! Un défi joyeusement relevé par cette troupe de jeunes passionnés des planches...
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