Les manifestants agitaient des drapeaux libanais et bahreïnis ainsi que des banderoles du Hezbollah. « Non à l'intervention saoudienne » ou « Laissez le peuple choisir son destin », scandaient-ils. « Royaume d'Arabie, arrêtez votre crime à Bahreïn », ou encore « Nous exigeons une intervention iranienne », pouvait-on lire sur certaines pancartes.
Plusieurs députés du Hezbollah ont pris part au rassemblement, notamment MM. Ali Ammar, Nawwar Sahili, Ali Mikdad, Fady A'awar, Walid Succarieh, Ali Fayad, ainsi que les anciens députés Amine Cherry, Mohammad Berjaoui et Ammar Moussawi. MM. Ammar, A'awar et Succarieh ont tous les trois pris la parole pour dénoncer « la répression sanglante menée par le régime » face à « la volonté de changement de l'opposition ».
Le député du Hezbollah, Hussein Moussawi, a lui aussi condamné « l'usage excessif de la violence » à Bahreïn face aux manifestations pacifiques. Il a également condamné l'intervention de l'Arabie saoudite en faveur du régime bahreïni, estimant que « tout cela se produit dans le cadre d'un vaste complot international flagrant mené par les États-Unis ».
L'uléma sayyed Ali Fadlallah a quant à lui exprimé sa solidarité avec l'opposition bahreïnie, faisant assumer la responsabilité de ce qui se produit à Manama à l'administration américaine.
Quant à l'ancien ministre Ibrahim Chamseddine, il a estimé que « la violence ne mène nulle part et qu'elle ne génère ni pouvoir ni patrie ». M. Chamseddine a dénoncé dans ce cadre les tirs sur les civils. L'ancien ministre a appelé l'opposition bahreïnie « à la raison et à faire preuve de réalisme dans ses revendications ». « L'appel à la chute du régime qui a été lancé de manière obscure n'a été démenti par aucune des parties politiques, quand bien même nous savons qu'elles ne sont pas favorables à ce slogan, même si une seule partie se cache derrière lui, a relevé Ibrahim Chamseddine. Cet appel doit être retiré et les forces raisonnables et représentatives de la société civile et des associations politiques bahreïnies doivent prendre une position courageuse, juste et productive en s'asseyant à la même table que le roi et le prince héritier », a-t-il ajouté dans un communiqué.


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