Dans un communiqué de presse, la Fondation maronite dans le monde (présidée par l'ancien ministre Michel Eddé) a notamment mis l'accent sur l'importance du leitmotiv adopté par le patriarche Rahi, « partenariat et amour ». « Ce leitmotiv, souligne la Fondation maronite dans le monde, illustre toute la dimension du rôle qu'il a défini à l'Église maronite et le cadre de son action. Le scrutin a apporté la preuve la plus éclatante de l'indépendance de notre Église et elle a renouvelé chez les croyants l'espoir en une réactivation du rôle avant-gardiste de l'Église et de sa mission qui reflète les vertus de saint Maron en termes d'amour, d'ouverture et de tolérance, en conformité avec les orientations de l'Exhortation apostolique. Celles-ci sont axées sur les valeurs religieuses, nationales et morales du Liban, qualifié de pays-message. »
Le cheikh Akl druze, cheikh Naïm Hassan, est entré en contact par téléphone avec le nouveau patriarche pour le féliciter, exprimant le souhait que Mgr Rahi parvienne « avec les chefs spirituels des autres communautés à consolider la coexistence, la coopération et l'unité ». Le cheikh Akl a rendu hommage à cette occasion au patriarche sortant, le cardinal Nasrallah Sfeir, mettant l'accent sur l'action nationale de Mgr Sfeir, notamment à la faveur de « la réconciliation historique de la Montagne » (avec les druzes).
Le député Ali Osseirane, membre du bloc parlementaire du développement et de la libération (bloc Berry), a déclaré que le choix de Mgr Rahi comme successeur au patriarche Nasrallah Sfeir est « un choix adéquat en raison du fait que le patriarche Rahi est connu pour son ouverture et son action en faveur du rapprochement entre les Libanais ». « Dans les circonstances difficiles présentes, a affirmé M. Osseirane, le pays a besoin d'hommes comme le patriarche Rahi afin qu'il poursuive l'action du patriarche Sfeir pour ce qui a trait à la gestion des affaires de l'Église et l'unification des rangs maronites, parallèlement à la politique de la main tendue envers tous les leaders et chefs spirituels dans le but de renforcer l'unité nationale. »
Le député Walid Khoury, membre du bloc parlementaire aouniste, a déclaré qu'il fondait beaucoup d'espoirs dans « la pensée du patriarche Béchara Rahi au plan de l'approche institutionnelle et de la gestion de la chose publique et des affaires de l'Église ». Affirmant que l'action de Bkerké était par le passé « unilatérale », M. Khoury a exprimé le souhait que le patriarche Rahi soit « rassembleur et s'abstienne de prendre parti ».
Membre du bloc Berry, le député Yassine Jaber a souligné que « l'élection du patriarche Rahi a constitué un modèle de démocratie à laquelle aspirent le monde arabe et le monde entier, en général ». « Nous espérons que le patriarche Rahi sera le pasteur de tous les Libanais et qu'il œuvrera à consolider l'unité nationale en cette phase délicate de l'histoire du Liban. »
Le député Sélim Salhab, membre du bloc aouniste, a déclaré que « nous respecterons le point de vue du patriarche Rahi lorsqu'il abordera les affaires nationales et les grandes questions politiques ». « Nous nous inspirerons de ses prises de position nationales, mais nous espérons qu'il ne se laissera pas entraîner dans la politique traditionnelle car nous préférons que le patriarche Rahi se limite aux grandes lignes (politiques) sans entrer dans les détails », a déclaré M. Salhab.
Antoine Zahra
Membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, le député Antoine Zahra a relevé avec satisfaction l'engagement pris par le nouveau patriarche de poursuivre la même ligne de conduite que son prédécesseur, le cardinal Sfeir. « Bkerké conserve sa place pour ce qui a trait à son double rôle national et spirituel », a déclaré M. Zahra qui a mis l'accent sur l'importance de l'opération démocratique qui a abouti à l'élection du patriarche Rahi.
Le député Kataëb Élie Marouni a souligné que le patriarche Rahi est connu pour « son intégrité, ses compétences et sa foi, de sorte que nous fondons beaucoup d'espoirs en lui, d'autant que le Liban et les chrétiens font face à des dangers et ont besoin, plus que jamais, de son parrainage ». M. Marouni a ajouté sur ce plan que « le patriarche Sfeir a déployé d'intenses efforts afin d'unifier les chrétiens, mais ces derniers ne lui ont pas facilité la tâche ».
Le ministre Adnane Kassar a pour sa part rendu hommage à Mgr Rahi, évoquant notamment « ses positions courageuses » et son « rôle dans la consolidation de l'unité du Liban et de sa position avant-gardiste dans la région ». M. Kassar a également rendu un vibrant hommage au patriarche Sfeir, soulignant que « pendant plus de deux décennies, il a été une autorité de référence pour tous les Libanais, portant sur ses épaules les soucis du Liban et de son peuple ».
Enfin, l'ancien député et vice-Premier ministre Issam Farès a adressé un télégramme de félicitations au nouveau patriarche, mettant l'accent sur l'importance de son leitmotiv, « partenariat et amour ».


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