Mme Clinton a appelé l'Égypte à poursuivre ses efforts de démocratisation. « Je suis impatiente d'aider de toutes les façons possibles (ce processus) de transformation », a-t-elle déclaré au sujet des réformes promises en Égypte, au début de sa rencontre avec M. Charaf. « Les États-Unis sont prêts à apporter tout le soutien possible pour que ce qui s'est passé sur la place Tahrir devienne une réalité pour toute l'Égypte », a souligné Mme Clinton.
La secrétaire d'État s'est également rendue place Tahrir, épicentre de la révolution égyptienne, « voir l'endroit où la révolution s'est déroulée (...) est quelque chose d'extraordinaire pour moi », a-t-elle déclaré, « c'est un beau rappel de la puissance (...) de l'aspiration universelle pour la liberté, les droits de l'homme et la démocratie ». Des dizaines de passants se sont rassemblés pour la saluer, l'un d'entre eux lui lançant « Bienvenue à Tahrir », mais plus loin, de nombreux badauds faisaient clairement la moue au passage de Mme Clinton.
Cette visite est loin d'être saluée par tous les mouvements égyptiens engagés dans la contestation lancée le 25 janvier, qui a conduit le 11 février le président Moubarak à remettre le pouvoir à l'armée. Les opposants au régime déchu reprochent aux États-Unis leur soutien sans faille à M. Moubarak, allié régional stratégique notamment en ce qui concerne la sécurité d'Israël, avant leur revirement soudain. Ainsi, la Coalition de la révolution du 25 janvier - une formation rassemblant les principaux mouvements de la jeunesse - a refusé de rencontrer la secrétaire d'État.
Moussa pour voter « non » au référendum constitutionnel
La venue au Caire de la chef de la diplomatie américaine intervient alors que les Égyptiens sont appelés aux urnes samedi pour un référendum constitutionnel, qui doit permettre le retour d'un pouvoir civil. Seule la puissante confrérie islamiste des Frères musulmans a appelé à voter « oui ». Les autres formations jugeant les amendements insuffisants, à l'instar du chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a formellement confirmé hier qu'il appelait à voter « non ». « Rejeter les changements constitutionnels est la bonne décision à prendre pour les électeurs qui se rendront aux urnes », a-t-il déclaré dans un communiqué.
(Source : AFP)

